THE THIRD EYE FOUNDATION Wake the Dead

ALBUM. Après avoir ressenti (c’était au milieu des années 2000) le besoin de sortir de derrière ses machines pour s’assumer seul, ou presque, avec sa guitare acoustique, sous son propre nom pour livrer quelques albums magnifiques de beauté folk sombre et mélancolique (on pourrait par exemple citer la trilogie incontournable Drinking Songs/Howling Songs/Failed Songs), Matt Elliott est revenu à ses premières amours électro. Une première fois en 2010, avec The Dark. Et maintenant avec Wake the Dead. Mais s’il change de genre musical en même temps que d’instruments, ce sont pourtant bien les mêmes territoires, terriblement sombres et tristes, qu’il explore ici. Des territoires hantés par des morts, des fantômes (que l’on jurerait même entendre sur The Blasted Tower) que Matt Elliott essaie, à sa façon, à chaque fois, de dompter, d’apprivoiser. A coup de drum’n bass répétitif et hypnotique quand il compose pour The Third Eye Foundation. Logiquement emmenés par une basse grondante ou dub et une batterie (parfois remplacée par une boite à rythmes), les morceaux voient, ici ou là, une trompette, un violoncelle, des bidouillages électroniques ou des chœurs tout droit sortis d’une tragédie grecque les rejoindre pour créer des pièces musicales souvent longues et envoûtantes, dans lesquelles on peut littéralement se perdre. Si l’on préfère indéniablement la facette folk de Matt Elliott, il faut tout de même avouer que The Third Eye Foundation réserve quelques beaux moments, presque habités.

(Ici d’ailleurs)

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