ZËRO ain’t that mayhem ?

ALBUM. Si l’ouverture de ce nouvel album des lyonnais ne m’a pas vraiment convaincu, je dois avouer que les ambiances rampantes qui arrivent à partir du quatrième morceau, le sublime « Underwater Frequencies » ont réveillé en moi des souvenirs plus que positifs. Car ce sont bien des univers dignes de Bästard (leur précédente formation, culte pour beaucoup) qui se dessinent par moment sur ce nouvel album. Une sorte de plongée en apnée dans les méandres d’un monde sombre et étrange. Pas loin des images de Jeunet et Caro. Longs couloirs de tôles rouillées, lumières rouges qui clignotent, ville morte. Bunker de la dernière rafale. Mélodies rampantes, ouvertures faussement lumineuses, le mal n’est jamais loin.
Profitant d’une certaine mise en lumière grâce à leur collaboration régulière avec Virginie Despentes (avec qui ils collaborent depuis les années Bastärd), le groupe lyonnais (devenu trio) en a profité pour resserrer le propos et renouer avec ce qu’il sait faire de mieux : ce rock abstrait et hanté, sombre et lumineux en même temps, remplit d’influences diverses passées au broyeur d’un post-rock personnel… et souvent angoissant. L’excellente reprise « Alligator Wine » du bluesman Screamin’ Jay Hawkins ne fera que confirmer que ces trois là s’adaptent à tout, pour ne sortir au final que leur son, plus terrifiant que jamais.

(ici d’ailleurs…)

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