MIDNIGHT TALES Volume 1 (Bablet/collectif)

BD. Après l’aventure Shangri-La (gros succès, mérité !, : 75 000 exemplaires vendus à ce jour!) et les longs mois passés en solitaire en compagnie de ce récit, Mathieu Bablet a eu cette fois envie d’une forme plus légère, moins contraignante. Et d’un travail en équipe (une petite parenthèse avant, probablement, de repartir sur un plus gros projet personnel…). Car le principe de cette nouvelle série est le même que celui de Doggybags, sorti dans la même collection 619: c’est Bablet qui pilote le projet et scénarise mais chaque histoire est dessinée par un auteur différent: Singelin (à qui l’on doit The Grocery, avec Ducoudray), Sourya, Bablet et Gax pour ce premier volume.
Par contre, si Doggybags rend hommage au pulp, Midnight Tales fait, lui, dans l’épouvante et l’ésotérisme puisqu’il se propose de mettre un coup de projecteur sur des femmes: les midnight girls, des sorcières qui, dés le début des arrestations et tortures dont elles ont été victimes au Moyen-Age, se sont organisées en société secrète pour résister et survivre et, surtout, pouvoir continuer à lutter contre les forces occultes qui menacent le monde des vivants. Ce sont quelques membres de cet Ordre de Minuit que ce volume 1 nous propose de découvrir: un groupe de 4 lycéennes américaines qui doivent gérer l’apparition du Mothman (il annonce en général une catastrophe…) dans leur ville alors que leur bal de promo va avoir lieu ; 3 indiennes chargées d’accompagner les âmes des défunts du jour jusque dans l’au-delà ; Roxane et Sarah, 2 adolescentes des Cornouailles qui vont commencer leur formation à l’ordre dans quelques semaines mais ont bien envie (enfin surtout Roxane, qui veut que son amie s’endurcisse…) de déjà tester leurs pouvoirs contre des petits démons ou Lilith, orpheline dont les puissants pouvoirs sont convoités par le maître des Enfers…
Un premier recueil sympa. Sans plus. Si on aime bien le principe des formes (il y a également une nouvelle d’Elsa Bordier ainsi que des articles proposant des zooms, signés Claire Barbe, sur des points abordés dans les récits: la condition des femmes en Inde, le mythe des cités englouties, les premières interventions magiques dans la Préhistoire) et intervenants différents, on n’est, par contre, pas trop fans du dessin très manga de Singelin ou Sourya. Et si la thématique des sorcières permettra à Bablet de mettre en avant le féminisme et de revenir sur les chasses dont les soi-disant sorcières ont été victimes dans certaines histoires de la série, le traitement des premiers récits nous laisse pour l’instant sur notre faim. Mais si l’on en juge par les héroïnes choisies dans les différents récits, on peut penser que la série s’adresse davantage aux adolescents…En tout cas, le second volume est déjà annoncé pour l’automne.

(Série de recueils, 140 pages – Ankama)

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