MATERIAL GIRLS leather

ALBUM. Art punk ? No wave ? Post-punk ? Gothique ? Glam (après tout les mecs, il y a aussi une fille…, aiment se maquiller…) ? Peu importe l’étiquette que vous déciderez d’apposer sur ce Leather, aucune ne conviendra vraiment….Car ce premier album est tout simplement insaisissable, hors mode. Ces nostalgiques du CBGB et des ambiances décadentes de la salle new-yorkaise sont en effet à peu près capables de tout. Comme de passer d’une chanson de cabaret déjanté (There She Goes, avec Meghan Dowlen -qui tient aussi la basse- au chant) à un morceau dans la plus pure tradition No wave comme le délirant Dav’s Alament et son chant en espagnol qui se pointe à mi-chemin. Bref, c’est un véritable vent de folie qui souffle sur ces 8 morceaux car il y a tout de même une constante sur Leather : un fort penchant pour la musique barrée. Du coup, breaks impromptus, guitares dissonantes, section de cuivres free, orgues fous ou chant déjanté sont des ingrédients que Material Girls aiment à utiliser pour préparer leur tambouille singulière héritée de Père Ubu, des Cramps ou de l’early Sonic Youth. Instinctif, primitif et sensuel : ce rock là s’adresse à votre cerveau reptilien et réveille indéniablement les sens ! [sullivan]


ALBUM. Waouh ! Voilà l’arnaque : je me ballade tranquille quand je tombe sur cette « material girl ». OK, material girl, Madonna, tout ça, je me fais vite ma petite idée. Mais que nenni ! Un mec du genre Nick Cave me chope par le colbac avec une « Residual Grimace » plutôt marquée. Il y a du Birthday Party ici. Sombre, rampant, décalé. Puis c’est une nana qui se prend pour Poly Styren  d’X-Ray Spex qui se pointe (« Ya Ya »). OK, je sens que je ne verrais pas trop d’ersatz de Madonna dans le coin. Il y a par contre un bon nombre de fantômes, appartenant tous a la famille post-punk, de Père Ubu à Siouxie (« There She Gore »), qui donnent à l’endroit une ambiance bien flippante. Et ça commence à me plaire. Ces freaks d’Atlanta explosent les conventions du rock, et les piétinent, quitte à partir en plein délir free punk / no-wave  chez les latinos (« Dav’s Lament »). Bref, du côté des Material Girls, c’est sale, dangereusement sexy, parfois un peu disparate, mais il y a tout ce qu’il faut pour s’amuser si vous n’avez pas peur de sortir des sentiers battus. [mathieu]

(Exag’ Records)

 

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