BRAZILIERS 421

ALBUM. Braziliers, c’est un peu les apéros en terrasse qui s’éternisent l’été, le soleil, et les franches rigolades. Il faut rappeler que Braziliers, avant d’être le nom de ce trio indé, est celui d’un domaine Coteaux-du-Vendomois, producteur de vin. Mais ce qui nous intéresse aujourd’hui est bien Braziliers le groupe qui réunit la fratrie de Ropoporose et le talentueux Piano Chat. On connaissait le talent de chacun, et on ne doutait pas que l’association des deux fonctionnerait à merveille. Il faut accepter la délicatesse des chants en français, et l’élégance de certaines mélodies, qui peuvent en déstabiliser plus d’un, mais l’énergie que le groupe met en œuvre pour faire décoller ses morceaux à quelques mètres au dessus du sol est impressionnante. Les tempos de jeunes chiots fous, ces guitares cristallines qui virevoltent, et cette douce folie qui vient tout renverser… on pense régulièrement à Deerhoof pour les plans de guitares et les ruptures improbables… Alors, bien sûr, ce « 421 » est tout autant un album de pop française décomplexée qu’un disque noisy débridée et décalé. L’un n’allant pas ici sans l’autre. Mais c’est ce qui lui donne son charme. Évidemment, de notre côté, on sera plus friands des courses folles à l’énergie quasi garage ( « Sac à Chatons« , « Bonsoir« …) que les passages pop plus mièvres. mais une chose est certaine, on sera tous d’accord sur cette reprise du « C’est comme ça » des Rita Mitsouko en version explosive. Joli coup !

(A tant rêver du roi)

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