VOIX EXPRESS : Un demi humain, des poils qui se « piniol », et une réponse

MILKILOS « atlas » (vox project) : Deux stéphanois, amateurs de noise et de combinaisons complexes, réunis depuis 7 ans, sortent leur premier album. Quasiment instrumental (exception faite de Mémoires et Atlas), le duo basse-batterie livre un album dense dans lequel les notes s’entremêlent, bastonnent (parfois), se transforment… le dialogue est parfois compliquer à cerner. Il faut s’accrocher, il y a de bonnes idées, mais c’est épuisant…

MIDAS FALL « evaporate » (monotreme rds) : Tout est dans le nom de l’album… évaporés, c’est sans doute ce qu’il restera des ces jolis morceaux new age au chant gracieux mais définitivement trop évanescent pour des petits sauvages comme nous.

PINIOL « bran coucou » (dur et doux) : Partageant le même sens de l’humour, et de la musique complexe, les formation Poil et Ni se sont réunis sous l’anagramme Piniol. L’album, parfaitement réalisé, vous fera vivre un trip extrême le long de montagnes russes terrifiantes traversant un univers d’avant-prog furieux (quasi-instruemental), où la noise, le jazz et toutes les musiques bizarres se télescopent (avec pourquoi quelques titres plus classiquement noise-rock). Il faut avoir le cœur solide, mais le voyage devrait plaire aux amateurs de sorties hors normes.

.NURSE « s/t » (autoprod) : Voilà bien longtemps que je n’avais pas reçu un album d’emo-rock de la sorte. Ceux-là ne possèdent pas des qualités suffisantes pour devenir les prochains Fugazi, At the Drive In, ou Engine Down, mais sortent ici un 9 titres très honorable, mêlant cris de colère tendus et mélodies sensibles, dans la droite lignée de leurs aînés. Un bon début.

CHARLIE LOOKER « simple answer » (last things rds) : Premier album solo du chanteur de Psalm Zero (ex-Extra Life, ex-Zs). Les fans du monsieur ne seront donc pas surpris par le côté baroque et extravagant de cet album. Une épopée surprenante (en quatre actes), entre musique expérimentale et classique 2.0, qui tourne autour de la montée du fascisme et de la lutte contre celui-ci. Pas franchement rock’n’roll, mais vous êtes prévenus.

HALF HUMAN « positive image » (specious art) : Bon, autant le dire, je ne sais pas si c’est le son ou l’aspect nébuleux de ce groupe post-punk de Brooklyn, mais j’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans ce vinyle. Il y a pourtant de bons plans à la PIL (le chant, et une certaine approche), mais ça plane quand même beaucoup… je demande juste à ré-écouter avec un son plus nerveux pour pouvoir apprécier.

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