MELVINS Pinkus Abortion Technician

ALBUM. C’est bien beau tout ça : on discute avec King Buzzo du nouvel album des Melvins à la Cartonnerie de Reims (voir l’interview), on écoute leurs nouveaux morceaux en live mais on n’avait pas encore chroniqué Pinkus Abortion Technician…Un nouvel album qui a un fort goût de Butthole Surfers (d’où le titre qui fait référence à l’un de leurs albums…) puisque 4 titres ont été écrits par Jeff Pinkus (le bassiste des Butthole Surfers quasiment depuis les débuts du groupe, qui a rejoint les Melvins depuis quelques mois) et 2 autres sont des reprises du combo punk texan, dont Buzz Osborne est un grand fan. Sur 8 en tout. Les 2 derniers morceaux étant une compo signée Steve Mac Donald (Embrace The Rub) et une reprise, très sympa, du I Want To Hold Your Hand des Beatles (très reconnaissable car pas aussi délirante que ce à quoi on pouvait s’attendre même si la fin est assez psychédélique tout de même. On a quand même à faire aux Melvins…), dont on avait parlé avec King Buzzo (l’idée lui était venue en se souvenant de la reprise de ce même titre par le groupe de Billy Gibbons avant qu’il ne fonde ZZ Top).
Un album des Melvins assez surprenant puisqu’il laisse une grande place aux 2 nouveaux venus dans le groupe. Du coup, Buzz Osborne a eu moins de choses à faire sur Pinkus Technician Abortion. Bon, il joue quand même de la guitare sur quasiment tous les morceaux et cosigne aussi Prenup Butter mais on ne l’entend pas souvent chanter (principalement sur la reprise des Beatles et Prenup Butter en fait). Preuve en tout cas que les Melvins ont trouvé un nouvel équilibre avec cette nouvelle incarnation du groupe à 4 (impression que l’on avait déjà eu en concert, les 4 démontrant une réelle complicité). Car à part Stop Moving To Florida (assez moyen même s ‘il étonne avec ses 2 parties très différentes) et Break Bread (aux relents 70s évidents), un peu faiblards, l’album tient parfaitement la route (grâce à la singularité de l’écriture de Pinkus, assez imprévisible, dont il fait notamment preuve sur le lent et assez lourd Don’t Forget To Beathe et ses « chinoiseries » délirantes ou sur Flamboyant Duck, long morceau qui commence avec une guitare acoustique et un banjo pour ensuite s’alourdir et évoluer de façon surprenante, tous 2 très bons) et s’intègre plutôt bien à la discographie des Melvins.

(Ipecac)

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