HOT SNAKES, rock’n’roll will never die !

Paris, Point Ephémère, le 13.11.2018

Pourquoi celle-ci, pourquoi maintenant ? Seuls les pro du marketing pourront répondre à cette question. Mais une chose est sûre, en ce mardi 13 novembre, tout Paris s’était donné rendez-vous au Point Éphémère pour le passage des Serpents Chauds. La date à ne pas louper pour tous les amateurs de rock furieux et sauvage. Et tant pis pour les retardataires, la date est complète.

Le groupe tourne avec un ancien Trumans Water en mode solo : World Dirtiest Sport. Mouais… on se souviendra surtout de son masque de renard, même s’il y a sans aucun doute de bonnes idées… ça me donne l’impression que le boulot n’est pas finit. J’en profite pour aller causer avec les potos…

Quand on revient dans la salle pour Hot Snakes, la foule est déjà bien compacte. Le passage chez Sub Pop (et un album toujours excellentissime) semble avoir eu un effet positif pour la popularité de ce groupe qui tourne pourtant depuis des lustres. Tant mieux. Quelques jours avant, le guitariste de Savak (ex-Obits) me disait que Hot Snakes était au top sur cette tournée. Je l’espère bien car la dernière fois, dans cette même salle, le concert avait été saboté par un son dégueulasse et un Rick Froberg en manque de voix. Ils ont intérêt de rattraper le coup, et enfin donner un concert digne de leurs albums (comme ce fût le cas lors de leur passage en 2005 au Nouveau Casino).

Et dès le premier morceau, Death Camp Fantasy, tiré de leur dernier album, on sait que le gars de Savak n’a pas menti… le groupe est en forme, très en forme, et Froberg a de la voix. Il y a beau manqué un des deux batteurs, l’énergie de ce début de concert est tout simplement démoniaque. La setlist pioche dans la longue discographie des ricains pour tirer à boulet rouge, sans le moindre temps mort (plusieurs morceaux s’enchainent sans le moindre blanc). Who Died (Thunder Down Under) , Lax (Suicide Invoice), les titres et les albums s’enchainent. On passe de « Suicide Invoice », à « Jericho Sirens », en passant par quelques titres de « Automatic Midnight » (10th Planet). John Reis est à mille pour cent. Il donne sans compter, et se retrouve en nage en à peine deux morceaux, sans pour autant ralentir sur la durée. Une vraie leçon de rock’n’roll punk comme seul le surnommé Speedo peut en donner. Le bassiste ne lâchera pas son sourire de tout le concert apportant cette touche de bonne humeur indispensable, et rattrapant ainsi la nonchalance du Froberg que l’on épargnera tant son chant a été à la hauteur. Les tubes finissent de nous achever : I Need a Doctor, Jericho Sirens, Suicide Invoice, Automatic Midnight ou No Hands qui vient clôturer la première partie de ce set tout simplement sans faute. Tout le monde semble heureux. On sait qu’on vient enfin de voir un concert à la hauteur de ce groupe que l’on suit depuis ses débuts. Un de ces live qui met tout le monde d’accord et dont on parlera encore dans 10 ans, en se rappelant comme c’était bon.
Et pourtant, nous ne sommes pas au bout. Les lumières ne se rallument pas, et le public garde les rangs serrés. On se doute que le rappel va être une tuerie. Et ça le sera. On repart dans le passé avec 5 tubes irrésistibles : This Mystic Decade, Plenty for All, Braintrust, Hi Lights et Retrofit. Du très très grand Hot Snakes, furieux, et tellement intense. Il n’aura manqué que les trois reprise de Drive Like Jehu que le groupe avait faite lors de leur passage en 2005, pour vraiment devenir le meilleur concert que ces gars là aient donné à Paris. La grande classe.

(photos : Mr Rage)

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