TRAQUEMAGE 3. Entre l’espoir et le fromage (Lupano/Relom)

BD. Fallait pas l’énerver ! Pistolin a beau être un péquenaud tout droit sorti de Troussec, il a quand même réussi à mettre hors d’état de nuire un premier mage, Kobéron l’Etincelant, en lui faisant rentrer un ver de gluon dans le cerveau ! Serait-il le nouveau Traquemage de la légende qui va pourfendre les 4 derniers mages de sa fameuse épée Duranbar ? En tout cas il est prêt à tout pour venger son troupeau de cornebiques et pouvoir continuer à fabriquer son fromage, le Pécadou. Et aidé de la bien-nommée Fée Pompette (elle a un gros penchant pour la bouteille depuis qu’à cause d’elle le…ah ben non ça je ne peux pas vous le dire, ça gâcherait trop le plaisir de la lecture!) et de Myrtille, sa cornebique qui crache du feu et a des incisives de tigre, tout est possible…

« De la rural fantasy fromagère non-pasteurisée aux gros laids crus » : voilà selon Delcourt le nouveau genre que Lupano et Relom ont créé avec Traquemage. Il faut avouer que la formule est bien trouvée puisque si l’on a bien ici de l’heroic fantasy, le duo nous en propose bien sûr sa propre version, complètement délirante, naturellement, comme le jeu de mot pourri du titre de ce tome 3 le laisse entendre d’ailleurs. Car à côté des habituels orques, ogres et autres dragons, le héros est cette fois un brave berger qui veut faire la révolution en allant tuer ces 5 mages qui dominent le monde et méprisent le peuple. Un traquemage antilibérale aidé d’une biquette mutante et d’une fée pochetronne : du Lupano tout craché qui ponctue sa série de nombreux clins d’oeil, tour à tour critiques (les esclavagistes de Pola’N’Ploa ou Grââvos, où a lieu le grand forum annuel de la magie…) ou comiques (la statue hommage à Garcimorus…), à notre réalité. Toujours aussi loufoque, toujours aussi bien dessiné par Relom (ah les trognes des personnages, parmi lesquelles on reconnaît celle de Lemmy Kilmister, le chanteur de Motorhead, pour un bel hommage, dans le tome 2), bref toujours aussi drôle !

(Série en 3 tomes, 56 pages – Delcourt)


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