FACS Lifelike

ALBUM. C’est un euphémisme de dire que l’on avait été déçus d’apprendre la disparition de Disappears tant on trouvait leur post-punk dépouillé envoûtant et marquant. Frustrés aussi de voir qu’Era (pour nous leur meilleur album) et Irreal n’auraient pas de successeur. Heureusement, comme souvent, ses anciens membres n’ont pas tardé à rebondir. Brian Case (guitare, chant et tête pensante), et la section rythmique du groupe, Leger et van Herik, ont ainsi fondé Facs dans les mois qui ont suivi et ont sorti un premier album intitulé Negative Houses dans la foulée. Lifelike qui déboule dans les bacs (enfin, ceux qui restent…) en mars est donc leur second effort. Et il ne surprendra pas vraiment les fans de Disappears. Car si, entre-temps, van Herik a laissé sa place à Kalaba à la basse, on y retrouve en effet le goût du groupe pour la répétition et le minimalisme et l’attention qu’il porte au son (quasiment une constante pour les groupes de Chicago). Mais en plus irrégulier. Car Facs ne parvient, sur ce 6 titres (au passage, l’album est un peu court, 29 minutes, et aurait mérité d’être rallongé d’au moins 1 titre, surtout compte tenu du fait que le dernier morceau dure déjà plus de 8 minutes…), à rivaliser que par intermittences avec ses prédécesseurs de l’ère Disappears. Lifelike alterne en effet le très bon avec Another Country (très proche de Disappears) et son climax bruitiste inspiré, Anti-Body et ses vagues soniques du plus bel effet ou la première partie de In Time et le moyen avec Xuxa ou Loom State (qui se contentent de répéter, à l’envi, des riffs basiques qui s’entrecroisent sans enthousiasme), le tout finissant en mur de son avec les huit minutes de Total History. Du coup, ce second album laisse une impression mitigée. Mais bon, au final, soyons honnêtes, malgré cette inspiration branchée sur courant alternatif, on est tout de même contents de retrouver Case et Leger avec ce nouveau projet d’ « Art-rock moderne et abstrait qui utilise l’espace et le minimalisme » (c’est comme cela que le groupe définit sa musique) !

(Trouble in Mind Records)


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