KOMPLIKATIONS no good news

Le trio belgeo-allemand abonné aux formats courts nous livre donc la suite du succulent Humans, qui avait placé la barre très haut en matière de synth-punk. 5 nouveaux titres qui semblent prendre un léger virage dans la discographie du groupe. En effet, si le chant d’Alen est toujours aussi vindicatif, poussant les morceaux vers leur essence punk (avec un clin d’œil appuyé à Crisis sur le premier morceau), les synthés de Lio semblent quand à eux plus assagis, et plus dépouillés. L’espace est moins remplit. On retrouve pourtant tous les éléments typiques du groupe, cette énergie punk poussée par cette batterie sèche et directe, cet aspect dansant irrésistible, et cette folie de faire du punk avec des synthés comme un groupe à guitares. Pas de problème, les trois sont toujours là, à rappeler à notre bon souvenir l’héritage des Screamers et autres Units. Mais les morceaux de No Good News sont plus sombres, moins évidents, avec une alchimie plus complexe, et demandent peut-être plus de temps pour être apprivoisés. Malgré cela, on retrouve toute la puissance de Komplikations sur le tubesque « Radio » dont est tiré le « no good news » donnant son titre à l’album, qui lui trace droit devant, comme autrefois, avec son refrain accrocheur, et son invitation à la danse. Côté textes, Alen revient souvent sur ce monde qui s’assombrit, faisant écho à l’actualité et ses leaders autoritaires. Un monde terrifiant, dont les paroles évacuent le trop plein de haine. Mais on retiendra aussi l’aspect plus intime du touchant « Reflection » sur lequel le chanteur évoque le décès de sa mère. N’oublions pas la jolie pochette réalisée par Ben, le batteur. Que demander de plus ?

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