THE GOTOBEDS Debt Begins At 30

ALBUM. The Gotobeds ont décidé que leur troisième album serait celui des invités. Il y en a, en effet, sur tous les morceaux ! Bob Weston de Shellac/Mission Of Burma sur Debt Begins At 30, la chanteuse des Downtown Boys, Victoria Ruiz, sur une version alternative (très bonne d’ailleurs, le chant de Ruiz s’avérant très inspiré et le saxophone amenant un vent de folie bien plaisant) de ce morceau éponyme, le chanteur et le guitariste des excellents post-punk de Protomartyr, respectivement sur Slang Words et sur Loan… Bon on ne va pas tous les passer en revue car il y en a un paquet, vous l’avez compris. Mais en tout cas, le concept a semble-t-il fait du bien aux Gotobeds. Car si l’on avait trouvé leur post-punk noisy sympa mais pas vraiment marquant sur Blood//Sugar//Secs//Traffic (que l’on n’a d’ailleurs pas réécouté depuis notre chronique…), leur précédent album, Debt Begins At 30 place la barre plus haute. Les compositions sont plus solides, plus consistantes et restent homogènes malgré les profils différents des intervenants (il y a même les poètes Jason Baldinger et Scott MacIntyre). Quant aux 2 guitares, leur complicité semble évidente ici. Et, surtout, Debt Begins At 30 possède les 3 ou 4 morceaux forts dont un album a besoin pour retenir l’attention. Les 2 versions du morceau éponyme dont on en a déjà parlé, mais aussi Calquer The Hound, qui ouvre idéalement les hostilités, Poor people Are Revolting, Bleached Midnight ou 2:15 et son riff de guitare accrocheur. Des morceaux qui font qu’on remettra, cette fois, à coup sûr Debt Begins At 30 sur notre platine. Comme les membres de Protomartyr d’ailleurs, qui ne manquent pas une occasion de déclarer leur amour au groupe de Pittsburgh…

(Sub Pop)

Debt Begins at 30 by THE GOTOBEDS
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