LEONARD2VINCI (Levallois)

BD. Léonard de Vinci est mort il y a 500 ans. Pour l’occasion, Futuropolis et Le Louvre ont demandé à Stéphane Levallois d’imaginer un récit autour du génie italien. Après 2 ans de travail, le dessinateur leur a apporté Léonard2Vinci. Vincent Dieulevin et Louis Frank ont tellement aimé le résultat (ils en parlent dans un post-scriptum) qu’ils l’ont désigné bande dessinée officielle de l’exposition consacrée au peintre italien qui aura lieu au Louvre du 24 octobre 2019 au 24 février 2020 et dont ils sont les commissaires.

Et on comprend pourquoi! Comme à son habitude, Stéphane Levallois (dont l’occupation principale est d’imaginer des univers et des monstres pour les studios américains -il a déjà collaboré avec Spielberg ou Ridley Scott…) s’est en effet totalement investi dans le projet, s’immergeant dans l’œuvre, les inventions et la vie de Vinci pour pouvoir ensuite en nourrir son histoire. Un récit de science-fiction qui se passe en 15 018 ! Et qui s’ouvre sur un vaisseau s’approchant d’un musée du Louvre laissé à l’abandon. Sa mission : récupérer une peinture de Vinci (Sainte Anne, la Vierge et l’Enfant jouant avec un agneau) pour essayer d’y trouver une empreinte digitale de son auteur et en extraire des brins de son ADN pour le cloner. Car ces humains ont désespérément besoin de son génie. Des extra-terrestres ont en effet l’intention d’envoyer leur armada puissante détruire le vaisseau de ces derniers rescapés humains et ils ont besoin d’armes et d’inventions militaires d’un type nouveau pour espérer parer cette attaque.

Le scénario est inspiré (avec cette belle idée centrale : le caractère éternel du génie de Vinci) et la narration en miroirs ingénieuse (on suit en parallèle les confessions de Léonard de Vinci au prêtre sur son lit de mort en 1549 et la trajectoire de son clone, qui semble marcher dans ses pas, près de 14 000 plus tard) mais ce qui rend le récit totalement envoûtant, c’est bien sûr le brio avec lequel l’auteur le met en images. S’inspirant de citations, des créations et du style de Vinci, il a créé un univers graphique à la façon du maître, lui empruntant sa façon de peindre, sa technique au fusain ou encore son goût pour le clair obscur. Bref, il s’est totalement immergé dans l’Art de Vinci pour que l’hommage soit total. Et le résultat, virtuose, est tout simplement bluffant ! Ce qui ne nous étonne finalement pas plus que cela de la part de Levallois dont on a régulièrement salué l’inventivité et le talent dans ces colonnes !

(Récit complet, 96 pages – Futuropolis)

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