CASSELS The Perfect Ending

ALBUM. Loz et Jim Beck. 2 frères. 2 instruments : une guitare et une batterie. Plus une voix. Suffisant pour monter un groupe. C’est ce que se sont dit ces deux là. Difficile de leur donner tort à l’écoute des 9 morceaux d’art punk de The Perfect Ending, leur deuxième album, qui vient de sortir sur Big Scary Monsters. Arpèges délicats, déflagrations punk/noise, accords plus vicieux et abrasifs, plans math-rock voire riffs lourds (comme sur Melting Butter) : Jim a suffisamment d’idées en stock et de maîtrise technique pour occuper l’espace, d’autant qu’il est très bien soutenu aux fûts par le frangin. Et que côté chant, il alterne plutôt bien parties quasiment parlées et passages plus énervés. Pour des titres qui mêlent énergie punk, passages touchants presque émo et mélodie. Avec une volonté farouche de ne suivre que leurs envies. D’où ces structures de morceaux singulières et surprenantes qui les rendent assez imprévisibles (et les éloignent souvent du format couplet/refrain) et variés, de l’instrumental Melting Butter, dont on a déjà parlé, à l’épileptique A Snowflake In Winter en passant par le plus pop (en tout cas jusqu’au final…) Mink Skin Coat. La formule s’essouffle certes un peu sur la fin de l’album mais ce duo d’Oxford reste une belle découverte malgré tout.

(Big Scary Monsters)

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