OPTIC SQUAD 1. Mission Seattle (Bervas/Runberg)

BD. 2098, sur une base off shore au large de la côte ouest américaine. Katryn Horst vient tout juste de se faire greffer ses nano-caméras dans les iris. C’est le bon moment pour présenter cette nouvelle recrue au reste de l’équipe des Optic Squad. Car il n’y a pas de temps à perdre : dans 2 semaines, elle devra infiltrer, avec Valdo, un réseau de prostitution. Un dénommé Stug envoie régulièrement des humains en Europe ou ailleurs grâce à l’aide d’un riche armateur dont l’identité est inconnue. Elle et Valdo devront se faire passer pour des mercenaires leur apportant une aide technologique pour mener leur contrat à bien, envoyer une quinzaine de jeunes garçons à Londres pour une snuff party, afin de démanteler ce réseau et apprendre qui est l’armateur en question…

Sticker rouge annonçant « par le scénariste de Orbital et On Mars » collé sur la couverture, bien en évidence : les éditions Rue de Sèvres ne s’y sont pas trompés en mettant en avant les 2 séries phares de Sylvain Runberg ! Un choix d’autant plus logique qu’ Optic Squad, qui fait dans l’anticipation policière, est très proche en termes de registre, avec cette unité composée d’agents « augmentés » grâce à de la nano-technologie qui permet à une équipe de soutien de suivre en direct ce qu’ils font et de leur apporter, au besoin, une aide sur mesure : leur administrer des calmants en cas de fort stress, leur envoyer un drone pour les couvrir ou déclencher leur arrête cardiaque en cas de trop forte souffrance…Une très bonne idée scénaristique qui dope littéralement ce tome d’ouverture mêlant rythme alerte (il y a beaucoup d’action et comme les protagonistes sont des agents infiltrés la tension est souvent à son comble), flash backs éclairant la détermination de Horst (encore gamine, elle a été vendue par ses parents junkies à une tenancière de maison close) et ambiance sordide (l’enquête se passe dans l’univers de la prostitution et des snuff parties…). Le tout mis en images par Bervas, que l’on découvre ici, dans un registre semi-réaliste sombre tout à fait raccord. Des débuts convaincants donc pour Optic Squad, même si cela reste un ton en-dessous de ce que font Runberg et Pellé sur Orbital.

(Série, 70 pages pour cet épisode – Rue de Sèvres)

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