LES METAMORPHOSES 1858 (Ferret/Durand)

BD. Alors qu’Aristote les croit morts sur l’île de Colom, tués par les monstres créés par Del Aguila, Joseph et Costantenus se rendent dans la clinique de ce dernier où ils découvrent comment la folie de celui-ci a été manipulée par l’Architecte, qui l’a obligé à continuer ses expérimentations sur des humains pour pouvoir garder sa femme « en vie » dans un immense bocal relié à une machine…Ils comprennent aussi que Stanislas s’est fait berner par Schrödinger et que celui-ci va tester sur lui ses traitements pour pouvoir le diriger comme une marionnette et l’utiliser comme espion à l’intérieur de la Société secrète de Ctésibios…

Après un tome 1 très prometteur alliant aventure steampunk et horreur, la série avait connu un petit coup de mou avec son successeur, dont la narration manquait de fluidité. Ce tome 3 redresse un peu la barre mais laisse malgré tout une impression mitigée. Cet univers, qui doit autant à Jules Verne (pour le côté aventurier des 2 frères Joseph et Stanislas) qu’à Shelley et son Frankenstein (on rencontre ici aussi des savants fous qui se prennent pour Dieu et font des expériences pour faire revivre des cadavres), est pourtant superbement mis en images par Ferret. Les planches, dans un style réaliste minutieux et élégant qui fait parfois penser au Shi de Homs et Zidrou, sont en effet magnifiques. Par contre, le découpage manque toujours, par moments, de clarté (notamment les scènes d’action), ce qui ne facilite pas l’immersion du lecteur dans le récit et le scénario peine, globalement, à convaincre. La trilogie reste agréable à lire mais c’est juste qu’elle n’est pas à la hauteur des attentes que le tome 1 avait fait naître. Dommage.

(Trilogie, 64 pages chaque tome – Delcourt)

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