HUMAN IMPACT Quand la fiction devient réalité…

Human Impact ne se doutait pas que son excellent premier album (sorti le 13 mars dernier en plein confinement!), sombre et dystopique, annonçant la chute de notre monde s’avérerait aussi rapidement prophétique… Et pourtant nous y sommes… ou presque. Des rues désertes. Des hôpitaux surchargés. Un nombre de victimes qui ne cesse d’augmenter. Et la moitié de la planète déjà confinée ou en passe de l’être. Dont Chris Spencer, ex-leader d’Unsane, et Jim Coleman, qui officiait au sein de CopShootCop, tous deux à l’origine du nouveau groupe noise-rock. Il était trop tentant de leur poser quelques questions dans ce contexte aussi surréaliste qu’incertain…

Difficile de ne pas parler de cette période étrange que l’on vit en ce moment… Je suppose que vous êtes tous confinés chez vous. Comment vivez-vous ces temps incertains et l’isolement qui va avec ?

Chris Spencer : J’ai fait beaucoup d’enregistrements chez moi. J’ai essayé d’enregistrer une idée de chanson par jour. Honnêtement, ma vie au quotidien n’a pas tant changé que ça. De retour de New-York la semaine dernière, j’ai effectivement été en quarantaine mais je regarde les chiffres prendre de l’ampleur de loin en quelque sorte.

Jim Coleman : Oui, c’est sûr : des temps étranges. J’ai la chance de crouler sous le boulot pour l’instant. J’aligne 8-10 heures d’appels via zoom chaque jour. Cela me déconnecte encore un peu plus des personnes autour de moi car je n’entends les gens parler que de picoler, de regarder Netflix, etc… L’ennui n’a jamais été un problème pour moi, je parviens toujours a être créatif sur le temps qui m’est donné. Mais je me fais clairement du souci sur comment je vais boucler les fins de mois dans les semaines qui vont venir…

Pour ajouter encore un peu au côté flippant de la situation, les Etats-Unis ont une façon peu claire, très ambivalente en fait, de gérer la pandémie, avec Trump et des états comme la Floride qui d’un côté sous-estiment, voire nient la crise, d’un côté et de l’autre, des états comme celui de New-York qui ont pris des mesures drastiques comme le confinement…

Chris : Oui, les Etats-Unis rencontrent clairement des problèmes. Avec un président qui ment continuellement alors que la pandémie progresse, les choses ne sentent pas bons…

Jim : Le pays est fragile en ce moment. Mais il n’est pas le seul, c’est le cas du monde entier. Les états essaient en fait de protéger leurs résidents contre le gouvernement fédéral en mettant en place leurs propres régulations qui vont à l’encontre des mandats fédéraux. Trump est totalement égocentrique et effrayant avec sa façon de diviser tout le monde. Au mieux, c’est un boulet… Mais toutes les nations font passer les profits avant les gens. L’inaction mondiale face au changement climatique est par exemple inconcevable.

La pandémie est un sale coup et entraîne de la frustration pour tout le monde. Pour Human Impact aussi puisque vous deviez partir en tournée avec Yob en mars pour promouvoir la sortie de votre album…

Chris : C’est vrai : on était censés tourner depuis une semaine et demie maintenant (NdR : Chris et Jim ont répondu à mes questions le week-end des 28 et 29 mars) avec Yob mais il est totalement compréhensible que tout aie été annulé. Toutes les mesures pour minimiser la propagation de ce virus doivent être prises sérieusement !

Jim : C’était évidemment une grande déception de ne pas faire cette tournée mais ce n’est rien comparé à la réalité actuelle. J’espère que ce sera possible en juillet mais cela dépend bien sûr de l’évolution de la situation. Notre président vient de dire que tout le monde devrait être libre d’avoir des contacts physiques d’ici Pâques, alors je suis son conseil : je pense que tout ira bien (je suis légèrement sarcastique sur ce coup là…) !

La pandémie est peut-être la première vraie épreuve pour le groupe car depuis le début tout semble aller comme sur des roulettes pour Human Impact. Même quand vous avez commencé à chercher un label pour sortir l’album, il paraît que le premier que vous avez contacté a répondu favorablement…

Chris : Ouais, c’est vrai : Ipecac était le premier label que nous avons contacté. J’avais aussi envoyé un mail à Tom Hazelmyer (NdR : le boss d’Amphetamine Reptile Records) mais il ne l’a jamais reçu car j’avais une ancienne adresse mail qu’il n’utilise plus. Il y avait peu de chances que ça réussisse avec Ipecac mais on s’est dit qu’il fallait quand même tenter le coup. Pour moi, c’était le label qui me paraissait le plus approprié pour le groupe. A notre grande surprise ils nous ont répondu favorablement très vite !

Jim : Tout à fait d’accord avec Chris : on adore bosser avec Ipecac. C’est une vraie collaboration.

Profitez-vous du confinement pour bosser ou au contraire, le côté anxiogène de la crise a tendance à vous bloquer et à vous priver de votre inspiration, de votre énergie ?

Chris : Je ne me sens pas anxieux. C’est plutôt une bonne période pour être créatif…

Jim : Comme je l’ai dit, j’ai eu beaucoup de boulot ces derniers temps même si cela va se calmer d’ici un mois. J’ai aussi continué à travailler sur des idées de morceaux avec Chris et je bosse aussi sur une nouvelle vidéo pour notre prochain single, Contact (NDR : qui est un inédit), qui sortira le 7 avril !

L’album est sombre et dystopique. Et sur le premier morceau, Chris tu chantes même « We don’t survive on November ». Vous pensiez peut-être à d’autres dangers provoqués par les êtres humains quand vous avez composé les morceaux mais il est difficile de ne pas faire un parallèle avec ce virus qui fait des ravages dans le monde entier…

Chris : A long terme, personne ne survivra. Il y a beaucoup de menaces potentielles pour notre espèce. Je commence à penser que la stupidité est peut-être la plus importante.

Jim : C’est vrai que l’album est sombre et dystopique. Nous trouvons qu’il est vrai, sincère, sur un plan personnel comme sur un plan universel. C’est le produit, en même temps qu’un miroir, du monde qui nous entoure.

J’ai bien peur que les morceaux que vous êtes en train de composer ou que vous composerez dans un futur immédiat ne soient pas très gais du coup…

Chris : En fait, on vient de terminer de faire masteriser 4 nouveaux morceaux. L’un d’eux, Contact, (NdR : dont on a parlé un peu plus tôt), a été composé il y a 2 mois mais décrit notre situation présente avec une acuité étrange. Par contre, les idées sur lesquelles nous travaillons en ce moment n’en sont qu’au tout début, du coup il est difficile de dire quel chemin elles vont prendre…

Jim : En tout cas, je ne pense pas que l’on va écrire des ballades feel good bientôt. Pas cette semaine en tout cas…

J’ai vu sur votre compte Facebook que vous demandez à vos fans du monde entier de vous envoyer des films vidéo montrant comment le virus impacte leur vie et leur pays que vous utiliserez pour le clip de Contact justement. Pouvez-vous en dire plus sur le morceau et le projet de clip ?

Chris : Contact devrait sortir d’ici 2 semaines (NdR : a priori le 7 avril, en fait. L’argent récolté sera reversé à la lutte contre le Coronavirus). Jim a réuni des films de partout dans le monde et nous sommes en train de faire le montage en ce moment.

Jim : On a lancé cet appel pour des vidéos pour illustrer ce morceau en sachant que c’était un pari risqué. Je n’avais pas de grandes attentes quant à ce que l’on pourrait recevoir. Et cela doit être un défi pour les gens de témoigner de cette période. Parce que qu’est-ce qui se passe vraiment en ce moment? Les gens ne peuvent plus se réunir. On est tous enfermés dans nos maisons. Mais même filmer le silence et le calme parle de ce qu’on vit actuellement. Et on a reçu pas mal de choses vraiment cool. Les gens se montrent créatifs. Et je peux vous dire qu’il y a des gens qui s’égarent un peu, confinés dans leur appartement. Mais c’est OK. Je me sens chanceux d’avoir pu faire de ce clip un processus collaboratif qui nous connecte en ces temps d’isolement.

Jim, sur votre page tu as aussi partagé un article de Brooklyn Vegan (NDR : dont voici un lien pour y accéder : http://www.brooklynvegan.com/heres-what-jim-coleman-human-…/ ) dans lequel tu parles des morceaux que tu écoutes pendant le confinement. Peux-tu nous en dire un peu plus sur cette playlist ? Certaines personnes essaient de se remonter le moral en écoutant des choses plus légères et joyeuses. Cela n’a pas l’air d’être ton cas…

Je dois admettre que cette playlist est sombre. Et ce n’est probablement pas ce que tout le monde veut écouter en ce moment. Mais toute cette musique m’est proche, peu importe ce qui se passe socialement ou politiquement. De plus, j’ai vraiment l’impression que l’on ne peut pas juste souhaiter que tout ce truc s’en aille comme ça. C’est comme si on devait traverser les ténèbres pour parvenir de l’autre côté. On ne peut pas nier où nous en sommes maintenant. Et je ne préconise pas de tomber dans la dépression. Je pense juste que nous avons besoin d’accepter cette réalité, de ne faire qu’un avec elle et de se l’approprier.

Maintenant que vous jouez tous les deux ensemble, on apprend des anecdotes, parfois amusantes, à propos de vous et de vos anciens groupes… Comme le fait que vous avez toujours eu envie de jouer ensemble mais que cela ne s’est jamais fait, pour une raison ou pour une autre. Apparemment, Chris, tu as même proposé aux autres membres d’Unsane que Jim fasse partie du groupe…

Chris : Oui, c’est vrai. Quand CopShootCop s’est séparé, j’ai demandé aux autres membres s’ils accepteraient que Jim rejoigne Unsane. On tournait beaucoup à l’époque et les gars pensaient que c’était mieux de rester un power trio. Je pouvais tout à fait comprendre leur point de vue même si j’aurais bien aimé secouer un peu tout avec des samples et de l’électronique. Jim et moi semblons partager une certaine esthétique sonique qui rend notre collaboration super.

Jim : C’est une joie pour moi de bosser avec Chris, c’est certain, et le fait que cela ait pris plus de 20 ans à se faire s’explique. On est tous les deux prêts pour cela maintenant alors que si cela avait eu lieu avant peut-être que cela n’aurait pas aussi bien marché. C’est drôle : Chris ne m’avait jamais parlé de son idée de m’incorporer à Unsane jusqu’à récemment. Je n’en avais pas la moindre idée…

Peut-être que si Jim avait rejoint Unsane, le groupe aurait continué à vivre plus longtemps…

Chris : Je suis convaincu qu’ Unsane a vécu assez longtemps. 30 ans, ça fait un putain de bail !

Chris, tu avais déjà lancé Human Impact quand tu as décidé de mettre fin à Unsane. Est-ce que cela t’a aidé à pendre la décision ? Cela n’a pas dû être facile en tout cas car vous avez joué tous les 3, avec Vinnie et Dave, pendant un paquet d’années…

Chris : Jouer avec Human Impact n’avait rien à voir avec le fait d’arrêter Unsane. J’ai vraiment senti qu’ Unsane avait accompli tout ce que j’espérais que le groupe accomplisse. Cela me paraissait une bonne idée d’arrêter à ce moment-là et sur une bonne note. Je préférais ça plutôt que de ressentir que les choses devenaient merdiques. Non, c’était le bon moment.

Comment les gars ont-ils réagi quand tu leur as annoncé ? Je sais que vous êtes restés amis et que vous êtes toujours en contact…

Chris : Les gars étaient ok avec ma décision. En même temps il était difficile d’argumenter face à 30 ans d’investissement…

Que ressens-tu quand tu te retournes pour regarder ce que vous avez accompli en tant que groupe ? Qu’est-ce qui te vient d’emblée à l’esprit ?

Chris : Je me sens très bien par rapport à ce que l’on a accompli. On a fait ce que l’on voulait créativement parlant et on était des amis super proches. Je garderai toujours en tête cette approche que l’on avait, « 3 gars contre le reste du monde », comme une sorte de famille de gitans qui se rassemblait tous les soirs pour jouer leur musique.

Jim, il semble que cela soit toi qui ait tout déclenché en allant voir Chris à la fin d’un concert d’Unsane pour relancer l’idée de jouer tous les deux. Tu sentais que c’était le bon moment ? Etais-tu sûr à ce moment-là que CopShootCop ne se reformerait pas ?

Jim : Ouais, il était clair que Cop n’allait pas se reformer une nouvelle fois. Ce qui est une bonne chose. Je préfère largement être dans Human Impact avec Chris (ainsi que Phil et Chris Pravdica) que d’être en train d’œuvrer à la résurrection de Cop. J’ai un total respect pour ce que nous avons fait avec Cop mais il y aurait eu trop de poids, de casseroles et d’attentes à se trimballer. Ce que nous faisons avec Human Impact est clair, l’ardoise est vierge et le projet est en train de devenir ce que l’on veut à un niveau organique. Je sais que je préfère embarquer pour ce nouveau voyage plutôt que de devoir faire du bouche à bouche à un cheval mort.

C’est vous deux qui avez lancé Human Impact. Mais qu’en est-il de Chris Pravdica et Phil Puleo ? Comment sont-ils arrivés à bord ?

Chris : Jim va t’en parler mieux que moi mais à l’époque Phil et Chris avaient été informés qu’ils ne joueraient plus avec Swans (NdR : finalement, Michael Gira leur a proposé, à tous les deux, de faire partie du nouveau line up de Swans…). Ils étaient donc disponibles. J’avais traîné avec eux deux à Berlin quand nous tournions avec Unsane peu de temps avant que l’on commence à jouer tous ensemble. On est tous amis depuis longtemps…

Jim : Phil et moi n’avons jamais cessé de faire de la musique ensemble depuis que Cop a implosé. J’avais testé des choses qui paraissaient prometteuses avec Phil et Chris Pravdica. Quand Chris et moi avons commencé à travailler sur des trucs ensemble, Swans était effectivement supposé muer alors avoir Phil et Chris avec nous semblait comme un véritable cadeau à ce moment-là.

Certains groupes commencent par beaucoup parler, à propos de leurs envies, de là où ils veulent aller en tant que groupe et d’autres se mettent tout de suite à jouer pour voir où cela va les mener. Qu’en a-t-il été pour Human Impact ?

Chris : On n’avait aucune idée d’où tout cela nous mènerait. On a juste commencé à lancer des idées, comme ça et on a continué à explorer ce que nous étions en train de créer.

Jim : En fait, on a loué un coach de vie de groupe à 10 000 dollars la semaine. Elle a embauché une équipe d’influenceurs de médias sociaux et d’ambassadeurs de la marque Human Impact…Non je déconne ! On n’avait pas de plan. Et aucune idée de à quoi tout cela ressemblerait. L’ensemble de l’approche a été très organique et collaborative.

Une question à propos de la composition : pour cet album, vous avez travaillé de façon très « moderne » puisque vous vous êtes envoyés des fichiers contenant des riffs, des samples…Pourquoi n’avez-vous pas travaillé à l’ancienne, tous ensemble dans un studio ?

Chris : En fait, on fait les 2. Jim et moi aimons que les choses continuent d’un point de vue créatif quand on n’est plus réunis en studio tous ensemble mais le matériau prend vraiment corps quand on est tous ensemble. C’est super d’avoir des idées à apporter quand on va en studio mais notre approche est vraiment de faire grandir les morceaux de façon organique et collective. Mais bon, en fait, c’est toujours plus amusant d’essayer plusieurs façons de faire les choses.

Jim : La collaboration à distance était une nécessité car nous vivons loin les uns des autres (NdR : Chris vit à New-York, Jim en dehors de la grosse pomme, Phil à Chicago et Chris Pravdica sur la côte ouest). Nous n’avons donc pas le luxe de pouvoir élaborer et démêler les idées en temps réel avec l’ensemble du groupe en studio. Même si, au bout du compte, ce temps ensemble en répétition est primordial. On espère en tout cas continuer d’évoluer et de progresser dans notre façon de composer. Tant de groupes se retrouvent emprisonnés dans une approche figée, qui rassure car elle est connue et paraît sûre. On espère continuer à prendre des risques et à essayer des choses nouvelles même si cela implique un risque : celui de tomber de temps à autres…

Apparemment vous avez pas mal joué pour trouver votre style. Quel est le premier morceau qui soit sorti de cette période et qui représente une sorte de matrice, de voie, pour le groupe ?

Chris : Oui on a essayé beaucoup d’idées de morceaux différents et de façons d’assembler les choses. Après un moment, les choses ont semblé commencé à s’emboîter naturellement. Et je pense que Consequences ou Protester sont de bons exemples de nos débuts.

Jim : Il y a une bonne quantité de matériau que nous avons enregistré qui n’a effectivement pas été conservé à la fin de la journée. Et une bonne quantité d’idées qui n’a pas été enregistrée ou qui n’est même carrément pas allée jusqu’en répétition. Je trouve qu’en ce moment il y a moins de déchet, en partie parce que nous sommes arrivés à un point où nous savons qui nous sommes en tant que groupe, quel est notre son, on peut donc composer en sachant tout cela. Mais on veut vraiment pousser les choses encore plus loin et se lancer des défis concernant ce que l’on peut attendre de Human Impact.

E605 est probablement mon morceau préféré de l’album. Est-ce que vous pourriez nous en dire plus sur la façon dont il a été composé et ses paroles ?

Chris : E605 vient d’une idée que Chris Pravdica a eu en studio.

Jim : Oui ça a commencé avec un riff de basse alors que nous avions un peu de temps en rab lors d’une session d’enregistrement. En fait, j’étais sorti pour passer un coup de fil et quand je suis revenu dans le studio, je me suis fait une place parmi les bases de ce morceau….

Chris : En ce qui concerne les paroles, ça parle d’un géant, un réseau mondial d’information utilisé pour manipuler le peuple…

Comme nous sommes en train de parler de composition, Chris, pourrais-tu nous dire comment tu procèdes : écris-tu régulièrement des choses dans un carnet pour avoir à tout moment de la matière parmi laquelle tu peux choisir ou as-tu besoin d’écouter le morceau pour être inspiré ?

Chris : Je travaille des deux façons. J’ai toujours un carnet de notes sur moi pour pouvoir écrire des choses qui pourraient être des thèmes pour l’écriture. Mais certaines chansons semblent exiger un traitement spécial, un thème particulier quand les grandes lignes du morceau sont établies.

Je crois que j’aime tous les morceaux de l’album que je trouve très homogène mais les 2 meilleurs, pour moi, sont les 2 premiers, November et E605. C’étaient aussi les 2 premiers singles d’ailleurs. Est-ce une coïncidence ou vous aviez décidé de marquer les esprits de l’auditeur d’entrée ?

Chris : Ces 2 morceaux nous ont paru solides très tôt et étaient les 2 premiers sur la démo que nous avons envoyée à Ipecac. Cela semblait logique de les laisser en ouverture d’album.

Jim : C’est vrai que ce sont 2 morceaux forts, chacun à leur façon. Mais au-delà de ça, on a vraiment l’impression que l’album fonctionne comme un tout. Je sais que la plupart des gens n’écoute plus la musique de cette façon maintenant mais nous vous encourageons à essayer ça avec cet album. N’ayez pas peur, lâchez prise !

Je sais qu’il est compliqué de parler du futur en ce moment mais quels sont les projets pour Human Impact ? Quand pensez-vous pouvoir tourner et pensez-vous sortir d’autres choses dans un futur assez proche ?

Chris : Au jour d’aujourd’hui, on prévoit de sortir quelques nouveaux singles ces prochains mois, faire quelques concerts reprogrammés avec Yob fin juillet, faire une tournée aux Etats-Unis en septembre et venir en Europe en novembre et décembre. Et on va continuer à composer entre-temps…

Jim : On a des projets et on espère que le monde nous laissera l’occasion de les concrétiser. On est impatients de tourner et de sortir de nouveaux morceaux !

Chris : Merci pour l’interview. Portez-vous bien !

Un grand merci à Lauren Barley de Rarely Unable pour son aide !

Photos de Jammi York.

2 replies on “ HUMAN IMPACT Quand la fiction devient réalité… ”
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