CONFINE#9 : Frédéric Campo, Fustration (St Germain En Laye, France)

[Journal de Confinement] Aujourd’hui, nous partons en banlieue parisienne rejoindre Frédéric Campo, l’homme derrière les claviers de Frustration (dont les quatre albums chez Born Bad sont de petites bombes post-punk). On a posé le troisième disque de Wire sur la platine, et Fred nous a dit combien son groupe lui manquait…

[épisode#9] FREDERIC CAMPO joue dans FRUSTRATION.

1. Tu es où en ce moment ?

Entre la cuisine et le salon.

2. Comment tu t’occupes pendant le confinement ?

Je compose pas mal. C’est la première fois que je compose uniquement sur le mac. C’est aussi la première fois que je compose sans penser à Frustration. Et je dois avouer que, même si j’aime cette plus grande liberté, l’émulation de groupe me manque cruellement.

3. Quel est ton (ou tes) disque.s doudou pendant cette période étrange ?

Je me suis passé 154 de Wire en boucle. Et Bass Culture de Linton Kwesi Johnson. C’est un des derniers disques que j’ai acheté, chez Croc’ Vinyl à Toulouse, pour me consoler de l’annulation de nos concerts.

4. Comment tu vois l’après (personnel / groupe / société) ?

J’ai hâte de retrouver Frustration. Les concerts et la musique me manquent mais ce n’est rien comparé aux amis que j’ai dans ce groupe. Concernant la société, je ne pense pas que cette crise sanitaire aura un impact sur l’avenir. Elle va servir de motif au gouvernement pour un durcissement des conditions de travail. Je ne crois malheureusement pas en un sursaut populaire pour réclamer un profond changement sociétal et un rejet du libéralisme. Et les bouchons à la sortie de Paris le vendredi des vacances montrent bien que l’égoïsme n’a pas été touché par ce foutu virus.

Prochain épisode >>> Jeff Mueller de June of 44 (USA)

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