CONFINE#15 : Raphaël Balzary, We Hate You Please Die (Rouen, Fr)

[Journal de Confinement] Aujourd’hui, nous allons prendre des nouvelles de Raphaël, du groupe néo-garage We Hate You Please Die, ce quatuor rouennais dont le premier album avait retenu toute notre attention. Avec son label, Raphaël vient d’ailleurs de sortir une compilation numérique d’inédits de groupe comme Delacave, En Attendant Ana ou Last Night, en vente à prix libre, et dont les bénéfices seront reversés au Secours Populaire. Alors Raphaël, ça se passe comment à Rouen ? Tu flippes pas trop ?

[épisode#15] Raphaël Balzary chante dans WE HATE YOU… PLEASE DIE, et s’occupe du label Kids Are Lo-Fi.

1. Tu es où en ce moment ?

Je suis chez moi à Rouen, dans une petite bicoque avec un petit bout de jardin, j’ai pas trop à me plaindre…

2. Comment tu t’occupes pendant le confinement ?

Je regarde le chat. Je me ballade sur des groupes de neurchi pour la passion du même débile… Sinon on en profites pour maquetter notre deuxième album à distance. Et je me suis remis aux jeux vidéos, ça devait faire 12 ans que j’avais pas jouer, j’ai un peu du mal avec les choses récentes, du coup surtout du retro-gamming. Et j’ai passé pas mal de temps sur la compilation sick sad world qui est sortie le 15 avril. Dedans il y a 41 groupes reprenant des chansons/hits des années 90/2000 et les bénéfices iront aux plus démunis (lien pour participer).

3. Quel est ton (ou tes) disque.s doudou pendant cette période étrange ?

J’avoue que Mac De Marco et Conan Mockasin sont des artistes que je ressors souvent au printemps, comme les OST des films de Ghibli et Final Fantasy . Et selon le mood, la discographie de John Frusciante en solo ou un gros Lightning Bolt.

4. Comment tu vois l’après (personnel / groupe / société) ?

Je cogite encore plus qu’avant. J’espère que tout ça aura eu au moins l’utilité de révolter les gens sur les inégalités de leur monde gangrené. Car dire que le monde va changer et poster des liens en colère sur facebook c’est pas ça non plus qui changera les choses, surtout après. Ça va vraiment être quitte ou double, soit les gens commence a prendre au sérieux le vivre ensemble et l’équité, soit ils auront tellement eu peur de la mort et de leur manque de liberté qu’ils en deviendront encore plus hédoniste et individualiste. Après c’est ma sociologie du dimanche tu sais… Et pour le groupe on s’adaptera, c’est secondaire en ces temps, mais on en sortira avec pas mal de choses à raconter !

Prochain épisode >>> Sohrab Habibion, Savak (NY, USA)

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