CONFINE#20 : Ben Decays, Harassment / Cran (Arcueil, Fr)

[Journal de Confinement] Notre vingtième invité habite en banlieue parisienne, chante dans le groupe hardcore-garage Harassment et tient la guitare dans le groupe oï Cran. Ben Decays écrit aussi dans le fanzine Idée Noire. Autant dire qu’il est actif pour cette scène qui lui tient à cœur. Avec lui, on écoute du rock steady, on parle de morceaux de projets avortés qu’il poste actuellement sur son bandcamp perso, et de musique désabusée… Alors Ben, tu apprécies le fait d’être enfermé chez toi ?

[épisode#20] Ben Decays joue dans les groupes HARASSMENT et CRAN, et écrit dans le fanzine IDEES NOIRES.

1. Tu es où en ce moment ?

Je suis chez moi à Arcueil, on a décidé de rester à la maison avec Edlira (ma copine, chanteuse de Cran), Home is where the record player is, comme dirait l’autre

2. Comment tu t’occupes pendant le confinement ?

Bah je suppose à peu près comme tout le monde, rangement, apéro webcam, on s’occupe un peu des plantes et en parallèle j’ai la chance de pourvoir m’enregistrer à la maison donc je sors des compiles de projets avortés « Aborted songs good enough for quarantine » (https://laplacerec.bandcamp.com/), j’ai déjà sorti deux volumes et le troisième va arriver dans les prochains jours.
Sinon, je travaille aussi sur le fanzine Idées Noires (Ben et Edlira ont d’ailleurs commencé des sets DJ live Facebook pour le fanzine).

3. Quel est ton (ou tes) disque.s doudou pendant cette période étrange ?

On écoute beaucoup de rocksteady en général et je pense que la chanson « I need your love » de Curtis Harding a été la plus jouée à la maison depuis le début du confinement.

4. Comment tu vois l’après (personnel / groupe / société) ?

J’avoue que je n’y réfléchis pas trop, je me suis fixé de vivre au jour le jour. Je me suis beaucoup investi dans le travail, la musique et les loisirs ces 3 dernières années ce qui m’a donné que peu de temps chez moi. Pour le moment j’apprécie le fait de n’avoir que très peu de responsabilités et d’obligations régies par le temps. J’imagine d’une manière générale et utopique que la vie sera différente en bien, qu’on apprendra à gérer les choses de manière plus réfléchis et responsable. Et si c’est pas le cas, on continuera à jouer de la musique forte et désabusée.

Prochain épisode >>> Seb Normal, Delacave / Le Chemin de La Honte (Drôme, Fr)

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