CONFINE#33 : Bob Desaulniers, Lithics (Portland, USA)

[Journal de Confinement] Ils sont signés sur le prestigieux label Kill Rock Stars et leur nouvel album devrait sortir en juin. Aujourd’hui, nous retrouvons Bob Desaulniers, le bassiste-guitariste des excellents Lithics, dont les deux albums tournent régulièrement sur nos platines. Avec Bob, on part en ballade à vélo dans Portland, on évoque le contexte politique instable et on écoute un bon disque de Sun Ra. Alors Bob, vous avez l’air bien là, dans votre jardin, Audrey et toi, non ?

[épisode#33] Bob Desaulniers joue dans LITHICS.

1. Tu es où en ce moment ?

En ce moment, je suis assis dans mon jardin. Il fait exceptionnellement ensoleillé et chaud et je bois une bière.

2. Comment tu t’occupes pendant le confinement ?

Et bien, pour l’instant, je suis toujours employé, et je vais travailler toutes les deux semaines (mon horaire a été considérablement réduit), donc je peux parfois quitter la maison. Quand je ne suis pas à mon travail, je travaille sur des projets musicaux et artistiques, je lis et je fais des balades à vélo. J’ai commencé à prendre des cours de guitare classique il y a quelques mois et ça a été une bonne distraction.
Évidemment, je ne choisirais jamais que la société soit dans cette situation, mais comme je ne peux rien y faire, je profite simplement de l’occasion pour me concentrer sur des activités pour lesquelles j’aurais aimé avoir plus de temps normalement.
Je dois reconnaître que je suis privilégié, j’ai toujours un emploi, pas d’enfants et peu de dépenses, il est donc plus facile pour moi de prendre cette position que pour d’autres.

3. Quel est ton ou tes disques doudou pendant cette période étrange ?

J’ai écouté tellement de musique et j’ai sorti des disques que je n’avais pas entendus depuis longtemps.
Certaines choses que j’ai vraiment appréciées ces derniers temps: Sun Ra (toujours), Les Rallizes Denudes, Evil Moisture, Group Ongaku, The Bachs, Malombo Jazz Makers, Mosquitoes, Nico Rojas, Ida Pesti, Vivienne Styg, Gene Clark, Go Hirano, Karla Borecky, Baden Powell… de la musique d’un peu partout mais j’ai toujours eu des oreilles agitées.

4. Comment tu vois l’après (personnel / groupe / société) ?

C’est difficile à dire. Je peux facilement penser à de nombreux scénarios du pire, mais il faut plus d’imagination pour imaginer que les choses reviennent à la normale. Cela se produit dans un contexte politique déjà instable dans ce pays (aux USA, ndlr), toutes les factions cherchant à utiliser le moment à leur avantage. Il semble que nous soyons à une sorte de point de basculement pour le meilleur ou pour le pire.
Au niveau personnel / groupe, nous attendons simplement ça. Tous les plans sont suspendus aussi longtemps que cela durera. Il est difficile d’imaginer que tout ça se termine juste un de ces jours et que nous retournions en tournée. Je pense que la reprise se fera sur le plan régional, avec des flux et des reflux, jusqu’à ce qu’il y ait une sorte de vaccin ou que nous construisions collectivement des anticorps, ou quoi que ce soit… Il semble que l’information change presque quotidiennement, nous écoutons simplement les experts et nous nous lavons les mains !

Prochain épisode >>> Etienne Redon, Lonely Walk (Bordeaux, Fr.)

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