JULIUS CORENTIN ACQUEFACQUES 7. L’Hyperrêve (Mathieu)

BD. Lorsque Julius Corentin Acquefacques se réveille ce matin-là, son studio semble différent, comme s’il avait rapetissé. Ou comme si lui avait grandi. Bizarre ! A moins qu’il ne soit tout simplement pas encore sorti de son rêve. Une hypothèse qui prend du poids quand Hilarion, son voisin, le regarde, immense, par le haut de son « une pièce ». A moins que ce soit Hilarion qui soit en train de rêver de lui. Enfin bon, toujours est-il qu’ils sont tous les 2 prisonniers d’un rêve et qu’ils ne voient pas vraiment comment en sortir…

Après chaque nouvel épisode de Julius Corentin Acquefacques, on se fait la même réflexion : que Marc-Antoine Mathieu a encore réussi à nous surprendre mais qu’il risque ensuite d’avoir du mal à trouver une autre idée aussi géniale…Car à force de jouer avec les codes de la BD et de repousser ses limites, il va forcément finir par manquer d’inspiration. Et pourtant il parvient toujours à trouver un scénario aussi loufoque que jouissif. C’est de nouveau le cas avec L’Hyperrêve, dans lequel Julius est cette fois prisonnier des rêves ! Parce que lui et Hilarion ont rêvé trop fort et ont provoqué une surchauffe, les bloquant dans un rêve errant de force 8 qui ne fait qu’enfler et qui oblige les personnages (le professeur Ouffe, que Julius et Hilarion sont allés trouver pensant qu’il pourrait les aider, les accompagne) à explorer l’infini du monde onirique. Un récit qui offre un terrain de jeu idéal, car presque infini, à Marc-Antoine Mathieu et qui le voit s’amuser avec la langue (il faut être attentif, les jeux de mots peuvent être partout !), les concepts d’infiniment petit et d’infiniment grand, de fini et d’infini ou de vide et la BD car on a bien sûr de nouveau droit à un découpage complètement délirant et hyper inventif, rarement vu dans le neuvième Art, l’auteur insérant, par exemple, 21 planches « bis » (dont le format rapetisse progressivement pour ne plus mesurer qu’un peu plus de 4 cm par 6 pour la dernière) entre la 41ème et la 42ème…

Un tome 7 pas toujours facile à suivre (l’auteur va loin dans ses réflexions sur l’infini…) mais tellement original et réjouissant et qui prouve une nouvelle fois que Marc-Antoine Mathieu est vraiment unique dans le monde de la BD actuelle !

(Série de tomes autonomes, 48 pages et quelques pour ce tome 7 – Delcourt)

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