LE CLAN DES OTORI 1. Le Silence du rossignol (Melchior/Bachelier, d’après l’œuvre de Lian Hearn)

BD. Dans un Japon imaginaire du XVIe siècle, Le Clan des Otori conte le destin de 2 adolescents : un garçon, Tomasu (qui devra rapidement changer de prénom et devenir Takeo pour survivre) et une fille, Kaede, dont les vies ont été prises en otages par le clan des Tohan qui domine les 3 pays et ont obligé les autres clans, les Seishuu et les Otori à accepter leur domination. Kaede, qui est la fille des Shirakawa, est détenue comme otage pour assurer les Tohan de la neutralité de sa famille dans le conflit actuel. Quant à Takeo, il a été recueilli par Shigeru Otori, l’ennemi juré des Tohan, juste avant que leurs sbires ne le tuent après avoir assassiné les autres membres de son village. Le destin ne va pas tarder à les réunir…

Après avoir mis en images Gatsby le magnifique (déjà chez Gallimard), Melchior et Bachelier se lancent cette fois dans l’adaptation d’une autre œuvre littéraire, la saga Le Clan des Otori de Lian Hearn. Et livrent un premier tome très prometteur, qui présente bien sûr les différents protagonistes (à ceux déjà cités il faut ajouter Iida Sadamu, un « méchant » comme il en faut dans ce genre d’histoires, sanguinaire et impitoyable ou Ichiro et Muto Kenji -un invisible comme Takeo, c’est-à-dire un être doué de magie- qui vont initier Takeo aux arts de l’écriture et de la lecture mais aussi du combat et de la magie) de l’histoire tout en installant, efficacement, ses différentes thématiques : rejet de la différence (les Invisibles sont persécutés par les Tohan parce qu’ils sont chrétiens), condition de la femme ou combat contre l’injustice dans un contexte passionnant. Celui de ce Japon féodal mâtiné de magie. Et comme le tout est porté par une narration alerte (on suit en parallèle les trajectoires de Takeo et Kaede) et un dessin très plaisant (dont le trait direct, parfois épais, à mi-chemin entre le travail de Baudoin et celui de Néjib, est rehaussé de couleurs souvent vives), on dévore littéralement ce Silence du rossignol. Vivement la suite !

(Série en 5 tomes, 96 pages pour ce premier épisode – Gallimard)

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