WILDERNESS (Ozanam/Bandini, d’après Lance Weller)

BD. Le vieil Abel Truman traîne sa peine depuis pas mal d’années déjà. Depuis la guerre de Sécession et les horreurs de la bataille de la Wilderness. Et depuis la mort de sa petite fille et de sa femme, surtout. Hanté par les fantômes de son passé, il attend la mort, presque impatiemment, aux côtés de son chien. Mais l’intrusion dans sa vie de deux malfrats qui veulent lui voler son compagnon à 4 pattes va changer la donne…

Gros succès des éditions Gallmeister (à qui l’on doit notamment la parution des romans de David Vann en France), Wilderness est une histoire de culpabilité. Celle d’Abel, qui pense que sa petite fille (et sa femme, morte de chagrin peu de temps après) est morte à cause de lui. Et qui regrette de ne pas s’être battu du bon côté lors de la guerre de Sécession. Mais aussi de l’Amérique qui a longtemps méprisé les noirs, venus en esclaves sur son sol. Et de rédemption aussi. Car le vieil Abel se donne une mission, se battre contre le mal et l’injustice, avant de mourir. Une bonne histoire. Qu’Ozanam et Bandini adaptent avec inspiration. En conservant sa structure narrative complexe qui mêle les souvenirs d’Abel qui rôdent, toujours prêts à le hanter, au présent en de constants allers et retours sans jamais perdre le lecteur grâce à des choix graphiques clairs (les flashs backs sont en noir et blanc). Et en mettant en exergue la beauté de la nature de l’ouest américain qu’Abel traverse grâce au travail graphique très réussi de Bandini (qui mêle ici trait classique au crayon, peintures et traitement informatique), tout aussi à l’aise pour mettre en images les scènes d’action. De la belle ouvrage !

(Récit complet, 152 pages – Soleil)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.