On a enfin vu un concert ! Mutiny On The Bounty passait au festival Congés Annulés

Festival Congés Annulés, Luxembourg, Rotondes, le 21 Août 2020.

Bon sang que ça fait du bien ! Plus de 5 mois que l’on attendait ça : revoir un concert ! En vrai, en live, et non devant un écran d’ordinateur. Alors bien sûr ça doit être la première fois que l’on est assis pour un concert rock. Sans parler du masque, bien entendu obligatoire… Mais c’était quand même un pur plaisir… Que l’on doit au festival Congés Annulés qui a justement tout fait pour ne pas annuler et s’est adapté : scène en extérieur sous une tente ; placeur comme à l’opéra à l’entrée ; sièges – et tables basses pour poser son verre, mais oui ils ont pensé à tout ! – bricolés avec des casiers et des palettes ; jauge plafonnée à 100 personnes (mais bon ceux qui étaient sur la terrasse à côté pouvaient profiter du son en même temps…) pour pouvoir accueillir des groupes (cette année, Frankie Goes To Pointe A Pitre ou No Metal In This Battle étaient aussi à l’affiche) et proposer des projections comme chaque été aux Rotondes de Luxembourg ! Le tout étant même gratuit cette fois !

Gregario
Mutiny On The Bounty

Pour l’avant-dernière soirée, les organisateurs avaient convié 2 groupes locaux à jouer. Gregario, qui a ouvert devant un public encore clairsemé (il faisait beau et la plupart des gens étaient encore sur la terrasse à côté) avec une musique mêlant pianos, batterie et un peu d’électronique ici ou là. Entre jazz et post-rock, avec des passages qui peuvent faire penser à certains groupes du label Leaf comme Triosk. Plutôt pas mal dans le genre avec des lignes de piano parfois belles et touchantes. Une bonne entrée en matière avant l’arrivée de ceux que l’on voulait voir depuis la sortie de leur excellent album Digital Tropics : Mutiny On The Bounty. Et dés le début du set et le très bon North Korea, on sent que le groupe a rongé son frein ces derniers mois et n’attendait que ça également. Surtout l’un des 2 guitaristes, Nicolas Przeor, qui ne tient pas en place, dansant dés que les morceaux (et les nombreux effets par lesquels les guitares passent, et qui leur donnent ce son particulier, proche parfois de celui d’un synthé) le lui permettent. Le reste du groupe aura besoin d’un peu plus de temps pour rentrer dans le set, notamment le second guitariste, qui se lâchera cependant un peu plus quelques morceaux plus tard, après l’imparable série Telekinesis/Countach/Mkl Jksn/Ice Ice Iceland, les « tubes » de Digital Tropics qui prennent résolument une autre ampleur sur scène et mettent tout le monde d’accord avec leur math-rock épique. Toujours aussi dansants mais plus puissants que sur l’album, basse et batterie menant l’attaque sonique, notamment lors des coups de boutoir post-hardcore rageurs bien sentis disséminés ici ou là sur les titres. Le reste du concert sera du même acabit, le groupe jouant également 3 morceaux de Trials, leur précédent album (Myanmar et Mapping The Universe en plus de North Korea), tout aussi efficaces ainsi qu’une nouvelle compo (Orion) plutôt prometteuse, annonciatrice d’un nouvel album (mais oui, le groupe est en train de travailler au successeur de Digital Tropics)! On n’a pas vu le temps passer que le groupe s’arrête déjà. Avant de revenir jouer une dernière pépite math-rock teintée d’electro dont le groupe a le secret : le fabuleux Strobocop qui donnera l’occasion à Przeor de quitter la scène pour se rapprocher du public. Excellent. On repart le sourire aux lèvres, oubliant presque les 2 heures de route qu’il reste à avaler pour rentrer…

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