VOIX EXPRESS De la Furie, des tambours et un Chevalien.

MICKAËL MOTTET « Glover’s Mistake » (we are unique) : L’homme n’en est pas à son coup d’essai puisque nous avons eu l’occasion de le croiser dans divers projets (Angil and the Hiddentrack, ou The John Venture par exemple). Et cela s’entend. L’homme propose un album posé, stable, élégant, mais qui ne s’interdit rien. Sa pop peut se faire plus intime ou plus mutine. Et Mickaël se permet même de nommer Mark E. Smith dans un titre… preuve de bon goût.

FURIE « st » (atrdr) : Deux Tapetto Traci se joignent au bassiste d’Artùs pour nous pondre un disque hors des sentiers battus… rock assez technique, et pas trop facile à suivre, bien qu’assez posé. On peut retrouver le lyrisme d’Extra Life et l’originalité d’Artùs… autant vous dire que cela ne va pas être évident pour tout le monde.

LOFOFORA « vanités » (at(h)ome) : ben ouais, on a reçu le dernier Lofofora, et celui d’avant aussi (acoustique). Bon, ben ça sonne, mais je sais pas trop quoi dire sur un tel disque. De toutes façons je suis sûr que vous vous en foutez alors…

SWEAT LIKE AN APE! « spells that rhyme » (platinium) : Mélodies africaines jouées avec une tradition bien rock, voire post-punk sur le très bon « Shift ». Une grosse production signée Rubin Steiner (qui co-écrit un morceau), et une approche presque prog, tout en restant assez pop. Pas de soucis Le deuxième album de Sweat Like An Ape! s’envole assez haut et refuse la comparaison. Il faut adhérer à leur monde coloré, mais ce nouvel album marque des points.

LES TAMBOURS DU BRONX « w.o.m.p » (at(h)ome) : Ouais celui là aussi on l’a reçu. Et ben Les Tambours du Bronx, ça ressemble à un groupe de metal quelconque, et ça n’a plus grand chose à voir avec le groupe qui frappait sur des bidons comme je l’ai connu dans les années 80 (même s’ils tapent toujours sur des bidons) !

PHAT DAT « culture shock » (another rds) : Comme les gens qui dansent sur le bateau de la pochette, ces lyonnais s’amusent sur fond de mélodies pop et chaleureuses. Petites guitares africaines, ambiances tropicales, et chemises à fleures. Dans les années 80 ça aurait fait un carton.

JOSY AND PONY  « eponyme » (Rockerill/Freaksville) : Comme nous pouvions le sentir sur « Hippodrome Club », son précédent album, Josy continue avec ses faux airs de Brigitte Bardot pour nous balancer ses textes crues et revendicatifs. Derrière, les Poney gardent leurs sonorités sixties yé-yé sans pour autant s’y enfermer. Il y a toujours beaucoup de Gainsbourg (« Deux chevaux mustang » est à la limite de l’hommage), avec des racines clairement plus punk, mais les sonorités s’ouvrent par rapport au précédent album… Sur « Anon Petit Con », on pourrait même y retrouver quelque chose d’Edith Nylon… Sympa.

CHEVALIEN « moonglasses » (ghost coast) : Celui là est sorti il y a quelques temps, mais Chevalien a de quoi retenir l’attention. 5 titres bien dégueulasses, une sorte de Rap tendance Trap, complété d’ambiance punk metal ou indus bien dark. C’est sale, à l’énergie très rock, et ça envoie de la grosse basse. Bon on pourrait tomber dans du Rage Against The Machine en live, mais si Chevalien tient les chevaux, et garde l’ambiance dark, ça fonctionne. Et pour ne rien gâcher, le clip de « Bleu Blanc Blood » fait son petit effet… joli coup le chevelu.

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