MAHARADCHAT (Relom/Lupano)

BD. La « merveilleuse » idée de Berdemol a fait long feu. Racheter des légumes et céréales imbouffables ainsi que des carcasses d’animaux impropres à la consommation pour les mélanger à de l’eau (ça augmente le volume), les passer à la moulinette et mettre le tout en boîte pour le vendre comme pâtée pour chat à 13euros le kilo, ça ne marche plus. Les chiffres de vente de Maharadchat ne cessent de dégringoler. Mais ça tombe bien car son PDG, Berdemol, n’en peut plus des chats et de la pâtée : la liquidation qui se profile, c’est une aubaine pour lui ! Il va enfin pouvoir aller acheter des vignes sur la côte Adriatique pour y produire du vin…Mais voilà que Jessica, la petite fille de Micheline qu’elle a remplacée depuis peu au secrétariat, se met en tête de convaincre une délégation coréenne venue dans la région pour investir de visiter l’usine et d’écouter le plan de relance novateur de Berdemol…

Après l’excellente trilogie Traquemage, Relom et Lupano remettent donc le couvert…pour chats ! Et si cette fois le scénario de Lupano est ancré dans la réalité, l’ensemble, vous vous en doutez, est tout aussi délirant ! PDG queutard qui veut absolument la liquidation de son entreprise et tue, le soir, des chats errants au taser ; secrétaire sexy sortie d’on ne sait où qui vient miraculeusement en aide au PDG pour sauver la boîte ; ouvrier déprimé et porté sur la bouteille que l’on vient d’embaucher comme « nez » (en fait, il est chargé de sentir les selles des chats du labo pour évaluer la puissance de leur odeur selon les recettes qu’ils leur font ingurgiter…) ; division de C.R.S. confrontée à un ennemi qui ne veut rien moins que la destruction des valeurs de la société (et qui doit avoir terminé pour 19h30 car il y a le barbecue de Francis…) : tout ce petit monde va se retrouver mêlé à une prise d’otages complètement loufoque et improbable ! Que Relom met, comme d’habitude, en scène avec jubilation et inspiration : le découpage est dynamique, le dessin fait mouche (notre homme a le sens du détail qui tue…) et certaines trognes sont juste désopilantes. Bref, le duo Lupano/Relom a encore une fois tout bon avec cette comédie végan aux petits oignons !

(Récit complet, 64 pages – Delcourt)

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