VOIX EXPRESS De la poésie occitane, un trip transcendantal et du parmesan !

PARMESANO « Eps 2010-2018 » (Repetitor) : Un cd qui rassemble les deux EPs que le groupe italien a sorti entre 2011 et 2018. 11 morceaux, courts (ils ne dépassent que rarement les 2 minutes) qui font la part belle à un math-rock ludique, les plans complexes et autres changements de rythme impromptus voisinant avec des riffs qui sentent bon le soleil des Antilles ou un chant second degré (quand il y en a car les titres sont le plus souvent instrumentaux). Une sorte de croisement entre Mutiny On The Bounty et Franky Goes To Pointe-à-Pitre. Un math-rock rigolo avec des palmiers et du sable. A écouter un Ti punch à la main.

POIL « Sus » (Dur et Doux) : On sait que ces mecs n’en font qu’à leur tête depuis leurs débuts. Mais ce coup-là, ça va être plus compliqué de rentrer dans leur délire. Car c’est un vent de folie digne du rock-progressif des années 70, Magma en tête, mais passé ici à la moulinette math-rock-noise, qui souffle sur ces 2 longues pièces musicales, Luseta et Lou libre de l’amour, qui voit le trio mettre en musique des poésies occitanes de Max Rouquette et Théodore Aubanel chantées en version originale, dans le patois des Pays d’Oc donc. Au programme: changements de rythme frénétiques, breaks incongrus, synthés délirants, climax épiques…Bref, du bien barré !

DEATH VALLEY GIRLS « Under The Spell Of Joy » (Suicide Squeeze) : Death Valley Girls s’est offert un trip musical dans les années 70 avec Under The Spell Of Joy. « Un quatrième album transcendantal », dit la bio. Ces 11 morceaux de garage psyché qui mêlent guitares répétitives, saxophone free, orgues (il y en a beaucoup…) et chant souvent incantatoire ont effectivement un côté halluciné. Un peu trop pour nous visiblement car on n’est pas du tout rentrés dans l’univers de cet album. Il faut dire que le chant (et les chœurs) tape un peu sur les nerfs…

THE SOMNAMBULIST « Hypermnesiac » (Slowing Records) : Quatrième album pour ce trio allemand qui parvient à rendre son indie-rock bien personnel en l’ouvrant à des influences variées, de jazz, funk ou post-rock même s’il reste au final ancré dans les années 90. On pense parfois à Mark Lanegan. Pas mal du tout.

THE NEW MADNESS « After Hours » (Crunchy Frog) : Premier album pour ce groupe qui propose ici un blues-rock assez fade. Pas déplaisant non plus et peut-être même sympa à écouter au pub (surtout quand on pourra y retourner…), une pinte de Guinness à la main mais qui manque cruellement de personnalité et d’aspérités.

PHARAOH OVERLORD « 6″ (Rocket Recordings) : Décoiffant, cet album de Pharaoh Overlord, qui propose un mélange improbable de Krautrock, d’EBM et de synth-pop naïve (les synthés sont parfois bien kitschs!), le tout porté par un chant guttural venu du métal. Ce n’est clairement pas notre truc mais il faut avouer que l’univers créé par le groupe sur ces 5 morceaux assez longs (d’un format de 6-7 minutes, à part le dernier qui dure 14 minutes!) ne manque pas de singularité !

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