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	<title>Positive RagePositive Rage | Positive Rage</title>
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	<description>contre-culture et déviance musicale</description>
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		<title>L&#8217;ETRANGLEUSE s/t</title>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2012 10:04:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mg</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les Disques de Plomb ont le chic pour nous dénicher des groupes surprenants, et pour nous sortir de bien beaux objets. C&#8217;est encore une fois le cas avec ce premier album du duo L&#8217;Etrangleuse. L&#8217;Etrangleuse, c&#8217;est un peu cette fille typée Alice aux pays des merveilles, autant que cette souris géante prête à bouffer la bagnole. C&#8217;est une harpe et une guitare. Elle et lui. Lui, c&#8217;est aussi un peu de l&#8217;Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp. L&#8217;Etrangleuse, c&#8217;est un peu tout ça, mais ça se passerait surtout sur le continent africain. Ou aux Pays-Bas. Ou entre les deux. Si l&#8217;histoire peut faire peur sur papier, il en est bien autrement à l&#8217;écoute. On navigue dans des ambiances posées, agréables, entre belles ballades post-rock, musique classique, folk, dérives déviantes, variation post-punk et grosse empreinte africaine. Le tout évitant judicieusement le fade, sans doute grâce à de solides bases rock. La musique du duo a beau séduire en prenant son temps, la richesse du propos, l&#8217;étrangeté palpable, et les mélodies enivrantes placent ce disque bien au-dessus d&#8217;un grand nombre de productions affiliées aux mêmes styles. Car, si on retrouve la beauté de la musique de chambre ou du post-rock, on retient aussi [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.positiverage.com/?attachment_id=3238" rel="attachment wp-att-3238"><img class="alignleft  wp-image-3238" style="margin: 0px 10px; margin-left: 0px; margin-right: 10px;" title="LEtrangleuse_st" src="http://www.positiverage.com/wp-content/uploads/2012/05/LEtrangleuse_st.jpg" alt="" width="153" height="153" /></a>Les Disques de Plomb ont le chic pour nous dénicher des groupes surprenants, et pour nous sortir de bien beaux objets. C&#8217;est encore une fois le cas avec ce premier album du duo L&#8217;Etrangleuse.<br />
L&#8217;Etrangleuse, c&#8217;est un peu cette fille typée Alice aux pays des merveilles, autant que cette souris géante prête à bouffer la bagnole. C&#8217;est une harpe et une guitare. Elle et lui. Lui, c&#8217;est aussi un peu de l&#8217;Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp. L&#8217;Etrangleuse, c&#8217;est un peu tout ça, mais ça se passerait surtout sur le continent africain. Ou aux Pays-Bas. Ou entre les deux.<br />
Si l&#8217;histoire peut faire peur sur papier, il en est bien autrement à l&#8217;écoute. On navigue dans des ambiances posées, agréables, entre belles ballades post-rock, musique classique, folk, dérives déviantes, variation post-punk et grosse empreinte africaine. Le tout évitant judicieusement le fade, sans doute grâce à de solides bases rock. La musique du duo a beau séduire en prenant son temps, la richesse du propos, l&#8217;étrangeté palpable, et les mélodies enivrantes placent ce disque bien au-dessus d&#8217;un grand nombre de productions affiliées aux mêmes styles.<br />
Car, si on retrouve la beauté de la musique de chambre ou du post-rock, on retient aussi leur regard tourné vers les Pays Bas de Klekta Red (dont ils reprennent ici &laquo;&nbsp;Kasyak Lubvie&nbsp;&raquo;) et de The Ex (qui leur ont sans doute donné l&#8217;envie d&#8217;aller puiser leurs mélodies du côté de l&#8217;Afrique). C&#8217;est d&#8217;ailleurs bien GW Sok, feu-chanteur de The Ex, que nous retrouvons sur les deux premiers titres de la face B. La guitare se met alors à fricoter ouvertement avec le groupe punk hollandais pour quelques moments d&#8217;excitation.<br />
Mais l&#8217;exercice possède ses limites bien sûr. L&#8217;étrangleuse ne batifole jamais trop loin.  Sa musique s&#8217;écoute au casque, malgré ses quelques montées en tension. Elle vous raconte une histoire au creux de l&#8217;oreille, loin des agitations de la foule. Elle parle à l&#8217;intime. Le duo sait pourtant faire dans la pop, la vraie, celle qui se retient sans bassesse sirupeuse. Il le prouve avec &laquo;&nbsp;Corner of the Eyes&nbsp;&raquo; et son rythme entrainant. Mais ce sera le seul moment ou le groupe nous tirera dans cette direction. On l&#8217;aura compris, le propos n&#8217;est pas celui-là.<br />
Peu importe l&#8217;histoire de ces deux là, pas si limpide qu&#8217;il n&#8217;y parait, nous convient telle qu&#8217;elle est. Et si c&#8217;est seul, à la maison, que nous devons l&#8217;écouter, c&#8217;est seul à la maison que nous l&#8217;écouterons.</p>
<p>(LP &#8211; Les Disques de Plomb)</p>
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		<title>LECONS COLONIALES (Begag/Defali)</title>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2012 09:58:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sullivan</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Begag]]></category>
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		<description><![CDATA[Mars 1945, Marie Delmas arrive en Algérie pour prendre son premier poste d’enseignante à Sétif. Malgré les conseils de son inspecteur, elle est bien décidée à faire respecter un décret promulgué quelques mois auparavant visant à scolariser les français musulmans d’Algérie. Ses idéaux vont cependant rapidement rencontrer leurs premiers obstacles : les paysans, qu’il faut convaincre de l’utilité d’envoyer leurs enfants à l’école alors qu’ils ont besoin de leur aide aux champs ou pour garder les moutons mais surtout les Pieds noirs qui n’ont aucune envie que leurs enfants soient mélangés avec des &#171;&#160;indigènes&#160;&#187; en classe… Sur le papier, ce récit avait tout pour plaire : ancien ministre (délégué à la promotion de l’égalité des chances sous le gouvernement de Villepin) au scénario, récit inspiré de faits réels (les parents de Begag sont originaires de la région et Defali s’est inspiré de la vie de l’arrière grand-père, tirailleur algérien pendant la première guerre mondiale, d’un ami) et volonté de rappeler cet épisode tragique de l’Histoire française. Pourtant, &#171;&#160;Leçons coloniales&#160;&#187; n’enthousiasme pas. La faute à un scénario tiède et consensuel, qui suggère plus qu’il ne montre et qui a visiblement préféré éviter de complètement rouvrir le dossier &#171;&#160;Algérie&#160;&#187;. S’il plante (rapidement tout de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.positiverage.com/?attachment_id=3258" rel="attachment wp-att-3258"><img class="alignleft size-full wp-image-3258" style="margin: 0px 10px; margin-left: 0px; margin-right: 10px;" title="lecons_coloniales" src="http://www.positiverage.com/wp-content/uploads/2012/05/lecons_coloniales.jpg" alt="" width="190" height="261" /></a>Mars 1945, Marie Delmas arrive en Algérie pour prendre son premier poste d’enseignante à Sétif. Malgré les conseils de son inspecteur, elle est bien décidée à faire respecter un décret promulgué quelques mois auparavant visant à scolariser les français musulmans d’Algérie. Ses idéaux vont cependant rapidement rencontrer leurs premiers obstacles : les paysans, qu’il faut convaincre de l’utilité d’envoyer leurs enfants à l’école alors qu’ils ont besoin de leur aide aux champs ou pour garder les moutons mais surtout les Pieds noirs qui n’ont aucune envie que leurs enfants soient mélangés avec des &laquo;&nbsp;indigènes&nbsp;&raquo; en classe…</p>
<p>Sur le papier, ce récit avait tout pour plaire : ancien ministre (délégué à la promotion de l’égalité des chances sous le gouvernement de Villepin) au scénario, récit inspiré de faits réels (les parents de Begag sont originaires de la région et Defali s’est inspiré de la vie de l’arrière grand-père, tirailleur algérien pendant la première guerre mondiale, d’un ami) et volonté de rappeler cet épisode tragique de l’Histoire française.</p>
<p>Pourtant, &laquo;&nbsp;Leçons coloniales&nbsp;&raquo; n’enthousiasme pas. La faute à un scénario tiède et consensuel, qui suggère plus qu’il ne montre et qui a visiblement préféré éviter de complètement rouvrir le dossier &laquo;&nbsp;Algérie&nbsp;&raquo;. S’il plante (rapidement tout de même car il ne rentre pas dans le détail des relations Pieds noirs/autochtones ou des différentes pensées politiques de l’époque, que ce soit côté algérien ou côté français) le contexte dans lequel les évènements se sont déroulés, &laquo;&nbsp;Leçons coloniales&nbsp;&raquo; s’arrête en fait au commencement des massacres de Sétif. Même si sa volonté est ailleurs : montrer le conflit sous un angle différent, celui de l’éducation, rendez-vous manqué de la France avec son ancien département, on ne peut s’empêcher de penser que les auteurs ne sont pas allés au bout de leur idée et qu’ils n’ont fait ici qu’effleurer leur sujet, peut-être pour ne pas heurter certaines sensibilités…Dommage et frustrant !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>(Récit complet – Delcourt)</p>
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		<title>LE RECUL DU FUSIL  2. Les batailles (Bordas)</title>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2012 09:48:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sullivan</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Bordas]]></category>
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		<description><![CDATA[Un peu pour rester avec ses copains communistes et beaucoup pour éviter les ennuis avec la police, Fernand Tormès, jeune provençal monté faire ses études à Paris, s’est engagé dans les Brigades internationales pour aller combattre les nationalistes de Franco aux côtés des républicains espagnols. Sur place, nommé brancardier sur les champs de bataille, son insouciance est rapidement mise à mal par la dureté des combats et l’injustice de la guerre… Il y a vraiment du Dumontheuil dans l’évocation trépidante de la vie de ce jeune homme ordinaire (mais doué pour se retrouver dans des quiproquos rocambolesques) qui se retrouve par hasard confronté au tumulte et à la violence de son époque (guerre civile en Espagne, montée des fascismes en Europe, guerre qui couve avec l’Allemagne…) alors que lui ne pense qu’à courir après les filles (sans grand succès d’ailleurs). Dans ce dessin vif et plein d’énergie, dans cette façon de faire cohabiter gravité et burlesque (comme dans cette scène étrangement hilarante où Fernand doit ramener de l’eau pour la mitrailleuse à son supérieur) mais aussi dans cette capacité à rendre les personnages attachants. Et puis sincèrement comment résister à des répliques comme : &#171;&#160;C’est par le cul qu’elle s’en va, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.positiverage.com/?attachment_id=3251" rel="attachment wp-att-3251"><img class="alignleft size-full wp-image-3251" style="margin: 0px 10px; margin-left: 0px; margin-right: 10px;" title="recul_fusil" src="http://www.positiverage.com/wp-content/uploads/2012/05/recul_fusil.jpg" alt="" width="190" height="261" /></a>Un peu pour rester avec ses copains communistes et beaucoup pour éviter les ennuis avec la police, Fernand Tormès, jeune provençal monté faire ses études à Paris, s’est engagé dans les Brigades internationales pour aller combattre les nationalistes de Franco aux côtés des républicains espagnols. Sur place, nommé brancardier sur les champs de bataille, son insouciance est rapidement mise à mal par la dureté des combats et l’injustice de la guerre…</p>
<p>Il y a vraiment du Dumontheuil dans l’évocation trépidante de la vie de ce jeune homme ordinaire (mais doué pour se retrouver dans des quiproquos rocambolesques) qui se retrouve par hasard confronté au tumulte et à la violence de son époque (guerre civile en Espagne, montée des fascismes en Europe, guerre qui couve avec l’Allemagne…) alors que lui ne pense qu’à courir après les filles (sans grand succès d’ailleurs). Dans ce dessin vif et plein d’énergie, dans cette façon de faire cohabiter gravité et burlesque (comme dans cette scène étrangement hilarante où Fernand doit ramener de l’eau pour la mitrailleuse à son supérieur) mais aussi dans cette capacité à rendre les personnages attachants.</p>
<p>Et puis sincèrement comment résister à des répliques comme : &laquo;&nbsp;C’est par le cul qu’elle s’en va, l’âme. C’est de là qu’on émet son dernier souffle. Alors de savoir ça, ça donne quand même moins envie de faire le héros&nbsp;&raquo; ? Drôle, humaniste et touchant à la fois, &laquo;&nbsp;Le recul du fusil&nbsp;&raquo; est un récit initiatique (cette expérience permettra à Fernand de se découvrir) sympa comme tout.</p>
<p>(Triptyque – Quadrants)</p>
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		<title>les Humanistes font leur festival</title>
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		<pubDate>Fri, 11 May 2012 09:05:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mg</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L&#8217;Humanist records festival#3 réunit sur presque dix jours et deux villes (Paris / Dijon), une petite trentaine de groupes allant des improvisateurs Marc Sens et Nicolas Desmarcheliers à nos amis de NED, en passant par les hardcoreux de Never Again. Un programme éclectique, mais pointu qui fait, il faut l&#8217;avouer, plaisir à voir. Ça se passe donc à Paris tout ce week-end, avec ce soir l&#8217;une des plus excitantes soirées du festival avec Berline 0.33, Le Prince Harry, Scorpion Violente et JC Satàn* au Point Ephémère, et ça finira (pour Paris) dimanche avec Feu Machin, Ned et Carla Bozulich/Evangelista à la Mécanique Ondulatoire. Dijon prendra le relai du jeudi au samedi suivant, avec notamment Radikal Satan et Direction Survet le vendredi ou Matt Elliott, Andrew Dymond  et Reveille le samedi (le tout au Consortium). Plus d&#8217;infos : http://cargocollective.com/humanistrecordsfestival &#160; * Pour le concert de ce soir (vendredi 11 mai), nous vous invitons à vous ramener à l&#8217;heure (19h) si vous ne voulez pas louper les lillois de Berline 0.33 qui ouvriront la soirée. &#160;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.positiverage.com/?attachment_id=3216" rel="attachment wp-att-3216"><img class="alignleft size-full wp-image-3216" style="margin: 0px 10px; margin-left: 0px; margin-right: 10px;" title="HRF3_web" src="http://www.positiverage.com/wp-content/uploads/2012/05/HRF3_web.jpg" alt="" width="190" height="269" /></a>L&#8217;Humanist records festival#3 réunit sur presque dix jours et deux villes (Paris / Dijon), une petite trentaine de groupes allant des improvisateurs Marc Sens et Nicolas Desmarcheliers à nos amis de NED, en passant par les hardcoreux de Never Again. Un programme éclectique, mais pointu qui fait, il faut l&#8217;avouer, plaisir à voir.</p>
<p>Ça se passe donc à Paris tout ce week-end, avec ce soir l&#8217;une des plus excitantes soirées du festival avec Berline 0.33, Le Prince Harry, Scorpion Violente et JC Satàn* au Point Ephémère, et ça finira (pour Paris) dimanche avec Feu Machin, Ned et Carla Bozulich/Evangelista à la Mécanique Ondulatoire.</p>
<p>Dijon prendra le relai du jeudi au samedi suivant, avec notamment Radikal Satan et Direction Survet le vendredi ou Matt Elliott, Andrew Dymond  et Reveille le samedi (le tout au Consortium).</p>
<p><em>Plus d&#8217;infos : http://cargocollective.com/humanistrecordsfestival</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><small>* Pour le concert de ce soir (vendredi 11 mai), nous vous invitons à vous ramener à l&#8217;heure (19h) si vous ne voulez pas louper les lillois de Berline 0.33 qui ouvriront la soirée.<small></small></small></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>KOURGANE Corps de Chasse</title>
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		<pubDate>Wed, 09 May 2012 18:07:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Roms</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Si KOURGANE a toujours fait référence aux bêtes à cornes de la forêt dans ses précédents disques, cette fois-ci, le titre lui-même nous met directement sur la voie. Avec ce troisième album, leur art s&#8217;élève encore vers des sphères où la répétition mène à l&#8217;ascension et où les mots et la musique s&#8217;entremêlent à merveille autour de rythmes syncopés et entêtants, étayés par une guitare chaude et abrasive qui se joue des nœuds construits par la guitare baryton et la batterie, jusqu&#8217;à l&#8217;envolée céleste créée par l&#8217;unisson des cordes, vocales ou en nylon. Et cette voix qui ne laisse personne indifférent ? On adhère ou on rejette, mais qu&#8217;il est bon de voir et d&#8217;entendre un chanteur prendre des risques et jouer avec la langue de façon si peu orthodoxe. Cette prédilection pour les cervidés et tout ce qui tourne autour, fait partie intégrante de l&#8217;entité Kourgane et sert à l&#8217;élaboration de magnifiques textes déclamés avec force et sincérité, appuyés par cette frénésie punk à la The Ex et toutes ces onomatopées free-jazz que Phil Minton ne renierait pas. De l&#8217;ouvrante &#171;&#160;Aken&#160;&#187; à l&#8217;enivrante &#171;&#160;Y rester&#160;&#187;, ces 35 minutes passent trop vite et j&#8217;en redemande. Mention spéciale à &#171;&#160;Elan1&#8243; qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.positiverage.com/?attachment_id=3211" rel="attachment wp-att-3211"><img class="alignleft  wp-image-3211" style="margin-right: 10px; margin-left: 0px; border: 0pt none;" title="kourgane_corps" src="http://www.positiverage.com/wp-content/uploads/2012/05/kourgane_corps.jpg" alt="" width="153" height="153" /></a>Si KOURGANE a toujours fait référence aux bêtes à cornes de la forêt dans ses précédents disques, cette fois-ci, le titre lui-même nous met directement sur la voie. Avec ce troisième album, leur art s&#8217;élève encore vers des sphères où la répétition mène à l&#8217;ascension et où les mots et la musique s&#8217;entremêlent à merveille autour de rythmes syncopés et entêtants, étayés par une guitare chaude et abrasive qui se joue des nœuds construits par la guitare baryton et la batterie, jusqu&#8217;à l&#8217;envolée céleste créée par l&#8217;unisson des cordes, vocales ou en nylon. Et cette voix qui ne laisse personne indifférent ? On adhère ou on rejette, mais qu&#8217;il est bon de voir et d&#8217;entendre un chanteur prendre des risques et jouer avec la langue de façon si peu orthodoxe. Cette prédilection pour les cervidés et tout ce qui tourne autour, fait partie intégrante de l&#8217;entité Kourgane et sert à l&#8217;élaboration de magnifiques textes déclamés avec force et sincérité, appuyés par cette frénésie punk à la The Ex et toutes ces onomatopées free-jazz que Phil Minton ne renierait pas. De l&#8217;ouvrante &laquo;&nbsp;Aken&nbsp;&raquo; à l&#8217;enivrante &laquo;&nbsp;Y rester&nbsp;&raquo;, ces 35 minutes passent trop vite et j&#8217;en redemande. Mention spéciale à &laquo;&nbsp;Elan1&#8243; qui est encore une de mes chansons de chevet, un an après sa sortie. Ce &laquo;&nbsp;Corps De Chasse&nbsp;&raquo; nous rappelle combien nous sommes des animaux, chasseurs ou chassés, traversant cette jungle de vie qui nous encercle dans une tension permanente.</p>
<p>(Lp-A Tant Rêver Du Roi)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe style="position: relative; display: block; width: 46px; height: 23px;" src="http://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/v=2/track=3133900238/size=short/bgcol=FFFFFF/linkcol=4285BB/" frameborder="0" width="46" height="23"></iframe>Kourgane : Y Rester</p>
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		<title>SAISON BRUNE (Squarzoni)</title>
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		<pubDate>Sun, 06 May 2012 12:31:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sullivan</dc:creator>
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		<category><![CDATA[ATTAC]]></category>
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		<category><![CDATA[Squarzoni]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a plusieurs façons de démarrer un livre. Celui-ci a commencé alors que Philippe Squarzoni travaillait sur la fin de &#171;&#160;Dol&#160;&#187;. Pour que son bilan des politiques ultralibérales des gouvernements Chirac soit complet, il voulait aborder ce que Raffarin et De Villepin avaient décidé en matière d’écologie. Mais plus l’auteur se documentait sur le sujet et plus il s‘avérait qu’il y avait beaucoup de choses à en dire. Trop en tout cas pour que cela puisse rentrer dans &#171;&#160;Dol&#160;&#187; ! Il s’est donc attelé à l’écriture de &#171;&#160;Saison Brune&#160;&#187;. Le livre lui a demandé 6 ans, entre travail de documentation, recherche de financement (et son arrivée chez Delcourt) et mise en images. Une période longue, de travail intense, car comme le lyonnais d’adoption l’avoue lui-même : s’il avait une conscience écologique, il n’était pas du tout spécialiste de la question ! Alors il lui a fallu se plonger dans la littérature scientifique et éplucher les différents rapports émanant du G.I.E.C.(Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evaluation du Climat, crée en 1988 à l’initiative de l’ONU) ou du conseil scientifique d’ATTAC et ce qu’il y a trouvé l’a tout simplement abasourdi ! Les conclusions des différents climatologues et autres scientifiques sont à la fois unanimes et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.positiverage.com/?attachment_id=3201" rel="attachment wp-att-3201"><img class="alignleft size-full wp-image-3201" style="margin: 0px 10px; margin-left: 0px; margin-right: 10px;" title="saison_brune" src="http://www.positiverage.com/wp-content/uploads/2012/04/saison_brune.jpg" alt="" width="190" height="267" /></a>Il y a plusieurs façons de démarrer un livre. Celui-ci a commencé alors que Philippe Squarzoni travaillait sur la fin de &laquo;&nbsp;Dol&nbsp;&raquo;. Pour que son bilan des politiques ultralibérales des gouvernements Chirac soit complet, il voulait aborder ce que Raffarin et De Villepin avaient décidé en matière d’écologie. Mais plus l’auteur se documentait sur le sujet et plus il s‘avérait qu’il y avait beaucoup de choses à en dire. Trop en tout cas pour que cela puisse rentrer dans &laquo;&nbsp;Dol&nbsp;&raquo; ! Il s’est donc attelé à l’écriture de &laquo;&nbsp;Saison Brune&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Le livre lui a demandé 6 ans, entre travail de documentation, recherche de financement (et son arrivée chez Delcourt) et mise en images. Une période longue, de travail intense, car comme le lyonnais d’adoption l’avoue lui-même : s’il avait une conscience écologique, il n’était pas du tout spécialiste de la question ! Alors il lui a fallu se plonger dans la littérature scientifique et éplucher les différents rapports émanant du G.I.E.C.(Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evaluation du Climat, crée en 1988 à l’initiative de l’ONU) ou du conseil scientifique d’ATTAC et ce qu’il y a trouvé l’a tout simplement abasourdi ! Les conclusions des différents climatologues et autres scientifiques sont à la fois unanimes et sans appel : le réchauffement climatique est un fait avéré et il a bien été provoqué par l’action de l’Homme. Depuis la révolution industrielle, la production de gaz carbonique (le désormais tristement célèbre CO2, responsable de l’effet de serre) a été multipliée par 17 (en grande partie à cause de la production d’énergie -basée à 87 % sur les énergies fossiles- multipliée par 16 dans le même temps, qui est la première source de CO2 au niveau mondial), ce qui signifie déjà une hausse de température de 2 ou 3 degrés d’ici 2100, et ce si les nations réunies au sein du G8 parviennent à un accord rapide (en fait il faudrait diviser par 3 nos émissions de gaz carbonique d’ici 2050 alors que pour l’instant le G8 ne discute que d’une division par 2…). Sinon, la hausse pourrait atteindre 5 ou 6 degrés. Les conséquences seraient alors catastrophiques ! Car si l’on dépasse un certain seuil, la capacité naturelle de la planète à absorber le CO2 des activités humaines régresserait : la photosynthèse ne fonctionnerait plus aussi bien, de même que la captation du carbone par les océans. A terme, océans et biosphère pourraient même commencer à émettre plus de CO2 qu’ils n’en absorbent. Ce qui augmenterait encore les températures. Un cercle vicieux irréversible s’enclencherait alors…Et sécheresses, montée du niveau des océans (les estimations du G.I.E.C. vont de 30 cm à 2 mètres de hausse d’ici la fin du XXIème siècle et pour chaque centimètre de hausse, il pourrait y avoir un million de déplacés dans le monde…), modification des précipitations et disparition de la biodiversité accompagneraient alors la hausse des températures.</p>
<p>Dans ce style particulier qui fait sa singularité, Squarzoni propose une nouvelle fois un récit hybride mêlant enquête journalistique des plus rigoureuse (il fait intervenir différents climatologues et spécialistes pour leur faire expliquer ce qu’est réellement l’effet de serre, apporter la preuve -chiffres et graphiques à l’appui- du réchauffement climatique et de la responsabilité de l’Homme dans le phénomène), éléments autobiographiques (il se met une nouvelle fois en scène en tant que citoyen pour montrer, notamment, le peu d’impact de décisions individuelles sur l’ensemble du phénomène : à titre d’exemple, il faudrait ramener la production de CO2 à 500 kilos de carbone par an et par personne en France, sachant qu’avec un aller-retour Paris/New-York ce quota est déjà atteint) mais aussi essai quasi-philosophique.</p>
<p>Car dans une dernière partie très pessimiste quant à l’avenir, il démontre que dans la société individualiste et ultralibérale qui est la nôtre, qui ne voit que par la croissance et pousse les citoyens à consommer toujours plus (ce qui augmente de facto la consommation de CO2 puisque l’on considère qu’un produit manufacturé produit de 1 à 2 fois son poids en gaz carbonique), il va être très difficile de changer les mentalités. La seule solution serait une décision politique prise à haut niveau. Mais quand on sait que les lobbys de l’énergie ou d’une économie complètement dérégulée ont réussi à faire échouer les négociations de la conférence de Copenhague de 2009 ou à convaincre Sarkozy d’abandonner la taxe carbone, il est effectivement difficile d’être optimiste, malgré le cataclysme qui se prépare !</p>
<p>Un réquisitoire implacable de plus de 400 pages contre la nature humaine, aussi édifiant et nécessaire que ses précédentes œuvres, mais plus abouti encore, avec notamment un parallèle, emprunt de nostalgie, très inspiré, entre la vie de l’auteur et le devenir de notre planète. A ne pas manquer !</p>
<p>(Delcourt – Récit complet)</p>
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		<title>DEUXIEME GENERATION (Kichka)</title>
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		<pubDate>Sun, 06 May 2012 12:29:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sullivan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ce livre a habité Kichka pendant 10 ans ! Et même plus que ça : il l’a véritablement hanté. Il y avait tant de choses qui lui encombraient l’esprit et pesaient sur son âme qu’il lui fallait s’en délester pour pouvoir continuer à vivre, plus léger. D’ailleurs, quand il s’exila chez des amis en Belgique pour commencer à travailler dessus, c’est comme s’il avait débuté une psychothérapie : il ne s’était en effet jamais senti aussi bien. Alors il continua &#171;&#160;Deuxième génération&#160;&#187;, délaissant pour un temps son travail de caricaturiste politique pour la télévision et les journaux israéliens. Un récit dans lequel il raconte et analyse comment il s’est construit, enfant puis adulte, à l’ombre morbide de la Shoah. Car son père qui était revenu d’Auschwitz à la fin de la seconde guerre mondiale (sans les autres membres de sa famille…), et qu’il fallait du coup préserver, ne parlait jamais de ce qu’il avait vécu. Ce numéro tatoué sur son bras ? Son devoir d’être premier de la classe pour que son père prenne sa revanche sur Hitler ? La marche de la mort qui lui avait donné de la diarrhée à force de manger de la neige ? Son brûlant à l’estomac ? Ses pieds aux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.positiverage.com/?attachment_id=3197" rel="attachment wp-att-3197"><img class="size-full wp-image-3197 alignleft" style="margin: 0px 10px; margin-left: 0px; margin-right: 10px;" title="deuxieme_generation" src="http://www.positiverage.com/wp-content/uploads/2012/04/deuxieme_generation.jpg" alt="" width="190" height="251" /></a>Ce livre a habité Kichka pendant 10 ans ! Et même plus que ça : il l’a véritablement hanté. Il y avait tant de choses qui lui encombraient l’esprit et pesaient sur son âme qu’il lui fallait s’en délester pour pouvoir continuer à vivre, plus léger. D’ailleurs, quand il s’exila chez des amis en Belgique pour commencer à travailler dessus, c’est comme s’il avait débuté une psychothérapie : il ne s’était en effet jamais senti aussi bien. Alors il continua &laquo;&nbsp;Deuxième génération&nbsp;&raquo;, délaissant pour un temps son travail de caricaturiste politique pour la télévision et les journaux israéliens.</p>
<p>Un récit dans lequel il raconte et analyse comment il s’est construit, enfant puis adulte, à l’ombre morbide de la Shoah. Car son père qui était revenu d’Auschwitz à la fin de la seconde guerre mondiale (sans les autres membres de sa famille…), et qu’il fallait du coup préserver, ne parlait jamais de ce qu’il avait vécu. Ce numéro tatoué sur son bras ? Son devoir d’être premier de la classe pour que son père prenne sa revanche sur Hitler ? La marche de la mort qui lui avait donné de la diarrhée à force de manger de la neige ? Son brûlant à l’estomac ? Ses pieds aux orteils tout tordus qu’il fallait soigner quand il revenait d’une longue journée à Bruxelles ? Le petit Michel Kichka devait parcourir les livres d’histoire et utiliser son imagination pour percer ces mystères, quitte parfois à s’inventer des scénarios effrayants et paranoïaques…</p>
<p>Le livre, qui revient sur l’histoire familiale pour retrouver ses racines (notamment juives), est aussi une façon pour l’auteur de tenter de comprendre ce père étrange, différent des autres, qui avait le droit de roter à table parce qu’il était allé dans les camps ou passait son temps à faire entrer sa souffrance en compétition avec celle des autres. Bien sûr, &laquo;&nbsp;Deuxième génération&nbsp;&raquo;, de par les thèmes qu’il aborde (l’auteur raconte notamment comment il a vécu le suicide de son frère), est souvent dur et poignant mais Kichka, grâce à son dessin potache et aux nombreuses notes d’humour, a réussi à trouver un juste équilibre pour que cette confession à un père ne verse pas dans le tire-larmes. Une réussite !</p>
<p>(Récit complet – Dargaud)</p>
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		<title>BERLINE 0.33 + BLUE VOID, Combustibles, 21.04.2012</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Apr 2012 19:01:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mg</dc:creator>
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		<category><![CDATA[les combustibles]]></category>

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		<description><![CDATA[Contrairement à certaines idées reçues, remplacer un groupe à la dernière minute peut avoir du bon. La preuve ce samedi 21 avril. J&#8217;apprends deux jours auparavant que Berline 0.33 remplace, aux Combustibles, un groupe nommé Joy/Disaster, dont je n&#8217;ai jamais entendu parlé. D&#8217;ailleurs, à deux jours de ce concert, je n&#8217;avais pas la moindre idée de l&#8217;existence de cette soirée, ni des quatre groupes qui la composaient. Certains diront que je vieillis… Au moins, grâce à nos chouchous de Berline 0.33, je me cultive. Bref, je retrouve la petite bande qui est venu soutenir les lillois (alors que que Pneu joue aussi ce jour là à Paris ; autant vous dire que nous ne sommes pas en force). D&#8217;ailleurs, on ne connait quasiment aucun visage dans le public. Cela n&#8217;arrive pas souvent, mais c&#8217;est en fait assez agréable. Quand nous rentrons dans la salle, 2 SQUARE METERS OF MACHINE finit son set. Duo basse/machine, entre rock synthétique 80&#8242;s et techno. Difficile de se faire un avis avec un seul titre. La seconde découverte se nomme LA LOI, et mélange difficilement rock progressif et fusion. J&#8217;en retiendrais surtout des sons à la limite du raisonnable, et un niveau technique difficilement à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.positiverage.com/?attachment_id=3141" rel="attachment wp-att-3141"><img class="alignnone size-full wp-image-3141" title="bluevoid_combustibles3" src="http://www.positiverage.com/wp-content/uploads/2012/04/bluevoid_combustibles3.jpg" alt="" width="600" height="279" /></a></p>
<div class="one-half first">Contrairement à certaines idées reçues, remplacer un groupe à la dernière minute peut avoir du bon. La preuve ce samedi 21 avril.<br />
J&#8217;apprends deux jours auparavant que Berline 0.33 remplace, aux Combustibles, un groupe nommé Joy/Disaster, dont je n&#8217;ai jamais entendu parlé. D&#8217;ailleurs, à deux jours de ce concert, je n&#8217;avais pas la moindre idée de l&#8217;existence de cette soirée, ni des quatre groupes qui la composaient. Certains diront que je vieillis… Au moins, grâce à nos chouchous de Berline 0.33, je me cultive.<br />
Bref, je retrouve la petite bande qui est venu soutenir les lillois (alors que que Pneu joue aussi ce jour là à Paris ; autant vous dire que nous ne sommes pas en force). D&#8217;ailleurs, on ne connait quasiment aucun visage dans le public. Cela n&#8217;arrive pas souvent, mais c&#8217;est en fait assez agréable.<br />
Quand nous rentrons dans la salle, 2 SQUARE METERS OF MACHINE finit son set. Duo basse/machine, entre rock synthétique 80&#8242;s et techno. Difficile de se faire un avis avec un seul titre.<br />
La seconde découverte se nomme LA LOI, et mélange difficilement rock progressif et fusion. J&#8217;en retiendrais surtout des sons à la limite du raisonnable, et un niveau technique difficilement à la hauteur des styles visés. C&#8217;est un appel à la désobéissance civile pour moi. Je sors prendre l&#8217;air.<br />
Je re-rentre pour BLUE VOID, le groupe punk / postpunk de la soirée. Ce que j&#8217;ai entendu sur le net m&#8217;a intrigué. Tendance punk ultra looké, avec un chant féminin typé année 80, plutôt bien en place. Sur scène, le quatuor porte toujours la crête de rigueur (sauf le batteur), et la chanteuse semble avoir étudié avec sérieux le style de Siouxsie. Pas si courant de nos jours. Pour ce qui est de la musique, le groupe n&#8217;est pas encore aussi expert qu&#8217;au niveau du look. Instru punk assez basique, tendance vaguement 80&#8242;s, parfois postpunk plutôt débutant. Pas vraiment mauvais, mais pas grandiose non plus. Non, la grande force de ce groupe, c&#8217;est sa chanteuse. Si la demoiselle arbore un look très travaillé, elle sait surtout chanter. Mais mes camarades ont du mal avec ses excès. C&#8217;est vrai que la miss en fait beaucoup, trop sans doute. Il y a du Siouxsie bien sûr, l&#8217;organisateur dit du Kas product, en beaucoup plus punk alors. Ce qui est sûr, c&#8217;est que ça me fait plaisir de ré-entendre ce genre de chant typique des années 80. Alors, je fais abstraction de tous ses excès, de ses clichés, et de l&#8217;instrumentation un peu limite, et je profite (malgré les crêtes dans le public qui m&#8217;empêchent de bien voir).</div class="one-half first">
<div class="one-half">
Mais le vrai moment de joie arrive après. Avec les Berline 0.33. Je me demande comment va se passer la transition ? Et le moins que l&#8217;on puisse dire, c&#8217;est qu&#8217;elle va se dérouler incroyablement bien. Il faut admettre que les lillois sont au top et nous livrent un set sans faille. Compact et puissant comme jamais. Quelques morceaux de leur excellent album &laquo;&nbsp;planned obsolence&nbsp;&raquo; et pas mal de nouveautés. Le public accroche. Il réagit positivement à l&#8217;aspect répétitif de leur musique. Emilie, au chant, semble hantée. La guitare lâche ses ambiances aigües et malsaines (cette approche 80&#8242;s qui doit toucher elle aussi le public de ce soir). La basse maintient la pression, hypnotique. La batterie décuple l&#8217;énergie. Le public, lui, danse, offrant même son premier pogo au groupe. Mme Reju en fait les frais et finit dans les cordes (deux bleus à zéro), mais l&#8217;ambiance reste excessivement bon enfant. Berline en profite, et font durer le set. Ils ont raison. Le public ne lâche pas et s&#8217;éclate. C&#8217;est beau à voir. Tout le monde est heureux.<br />
Comme quoi, remplacer un groupe à la dernière minute peut s&#8217;avérer être une excellente idée. Merci les gars (et les filles).</p>
<p><a href="http://www.positiverage.com/?attachment_id=3144" rel="attachment wp-att-3144"><img src="http://www.positiverage.com/wp-content/uploads/2012/04/berline033.jpg" alt="" title="berline033" width="290" height="434" class="alignnone size-full wp-image-3144" /></a></p>
<p><em>photo Blue Void (en haut) volée sur leur site<br />
photo Berline 0.33 (en bas) : Agnès Reju</em>
</div class="one-half">
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		<title>20 ANS FERME (Ricard/Nicoby)</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Apr 2012 13:02:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sullivan</dc:creator>
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		<category><![CDATA[futuropolis]]></category>
		<category><![CDATA[Nicoby]]></category>
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		<description><![CDATA[1985. Milan est arrêté dans la rue pour avoir participé à un braquage. Puis est condamné à 20 ans lors de son procès quelques mois plus tard. Commence alors pour lui une longue descente aux enfers. Car s’il est prêt à accepter sa peine et la privation de liberté qui va avec, la promiscuité forcée dans les douches ou les cellules (où l’on entasse les détenus faute de places disponibles), la rareté des entrevues avec sa compagne, les fouilles au corps dégradantes, l’absence de parloirs sexuels ou les humiliations des gardiens s’avèrent plus difficilement supportables. Malheureusement, l’administration pénitentiaire fait la sourde oreille face aux demandes de plus de dignité des prisonniers. Milan et ses camarades n’ont alors d’autre solution que la bagarre ou la révolte pour se faire entendre. Mais le directeur du centre répondra une nouvelle fois par la violence et un séjour en quartier disciplinaire… Sous-titré &#171;&#160;un récit pour témoigner de l’indignité d’un système&#160;&#187;, &#171;&#160;20 ans ferme&#160;&#187; ne laisse pas la place au doute quant à son objectif : récit coup de poing inspiré de la vie réelle d’un détenu (celle de Milko, fondateur et président de l’association Ban public), il entend clairement faire prendre conscience au plus grand [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.positiverage.com/?attachment_id=3136" rel="attachment wp-att-3136"><img class="alignleft size-full wp-image-3136" style="margin-left: 0px; margin-right: 10px; border-image: initial; border-width: 1px; border-color: black; border-style: solid;" title="20-ans-ferme-ricard-nicoby" src="http://www.positiverage.com/wp-content/uploads/2012/04/20-ans-ferme-ricard-nicoby.jpg" alt="" width="190" height="259" /></a>1985. Milan est arrêté dans la rue pour avoir participé à un braquage. Puis est condamné à 20 ans lors de son procès quelques mois plus tard. Commence alors pour lui une longue descente aux enfers. Car s’il est prêt à accepter sa peine et la privation de liberté qui va avec, la promiscuité forcée dans les douches ou les cellules (où l’on entasse les détenus faute de places disponibles), la rareté des entrevues avec sa compagne, les fouilles au corps dégradantes, l’absence de parloirs sexuels ou les humiliations des gardiens s’avèrent plus difficilement supportables. Malheureusement, l’administration pénitentiaire fait la sourde oreille face aux demandes de plus de dignité des prisonniers. Milan et ses camarades n’ont alors d’autre solution que la bagarre ou la révolte pour se faire entendre. Mais le directeur du centre répondra une nouvelle fois par la violence et un séjour en quartier disciplinaire…</p>
<p>Sous-titré &laquo;&nbsp;un récit pour témoigner de l’indignité d’un système&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;20 ans ferme&nbsp;&raquo; ne laisse pas la place au doute quant à son objectif : récit coup de poing inspiré de la vie réelle d’un détenu (celle de Milko, fondateur et président de l’association Ban public), il entend clairement faire prendre conscience au plus grand nombre de l’inhumanité inique du système carcéral français. Fidèlement, Ricard et Nicoby suivent donc Milan dans son quotidien de détenu (au travers d’un sempiternel gaufrier de 9 cases, pour nous faire ressentir l’enfermement et la monotonie) pour mieux pointer du doigt les conditions de vie (indignes d’un pays se targuant d’être celui des droits de l’Homme !) qui y règnent, le déni des droits (notamment d’expression ou d’accès à des soins médicaux) fondamentaux des détenus ou le non-respect de la législation du travail (quand Milan demande pourquoi la paie n’est pas la même tous les mois, il est exclu de l’atelier…).</p>
<p>Violente et sans concessions, la démonstration est imparable. Censé faire en sorte de préparer les détenus à se réinsérer dans la société à leur sortie de prison, l’état les place en fait dans des conditions de frustration et de désocialisation telles qu’il les pousse presque à la récidive ! Un témoignage fort (la bd a ici l’avantage de pouvoir montrer des scènes auxquelles on n’a habituellement pas accès !) et dérangeant qui ne peut laisser indifférent et aidera peut-être à en finir avec cette &laquo;&nbsp;honte nationale&nbsp;&raquo; (d’après les mots de Robert Badinter lui-même) à l’heure où le nombre de détenus n’a jamais été aussi élevé en France !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>(Récit complet – Futuropolis)</p>
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		<title>LLOYD SINGER  7. Psychothérapie (Brunschwig/Martin)</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Apr 2012 12:59:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sullivan</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Brunschwig]]></category>
		<category><![CDATA[grand angle]]></category>
		<category><![CDATA[Martin]]></category>

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		<description><![CDATA[Tout juste libéré des griffes d’un drôle de serial killer, la chanson douce, Lloyd Singer doit se rendre au chevet de sa sœur, anorexique, qui est en train de se laisser mourir. Sa psychologue estime qu’il n’y a qu’une solution pour qu’Esther s’en sorte : que les 4 frères et sœurs s’engagent ensemble dans une psychothérapie pour mettre à jour les névroses et autres angoisses liées à leur enfance et à la mort de leurs parents dans cet accident de voiture. Pendant ce temps-là, l’inspecteur La Bianca est occupé sur une nouvelle affaire de meurtres en série à Miami et aimerait que Lloyd Singer l’y rejoigne rapidement. On le sait, l’originalité de cette série tient à son ambivalence : à ce constant va-et-vient entre le travail du personnage principal au FBI sur la piste de serial killers et ses relations avec ses frères et sœurs qu’il a élevés à la mort de ses parents. Avec &#171;&#160;Psychothérapie&#160;&#187;, la balance penche cette fois nettement du côté de la famille, imposant ainsi une rupture par rapport au cycle précédent. Une thérapie qui va nous en apprendre davantage sur l’enfance de Lloyd Singer et révéler aussi quelques secrets concernant ses parents. Des secrets pas forcément faciles [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.positiverage.com/?attachment_id=3129" rel="attachment wp-att-3129"><img class="alignleft size-full wp-image-3129" style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 10px;" title="Lloyd_Singer_7" src="http://www.positiverage.com/wp-content/uploads/2012/04/Lloyd_Singer_7.jpg" alt="" width="190" height="251" /></a>Tout juste libéré des griffes d’un drôle de serial killer, la chanson douce, Lloyd Singer doit se rendre au chevet de sa sœur, anorexique, qui est en train de se laisser mourir. Sa psychologue estime qu’il n’y a qu’une solution pour qu’Esther s’en sorte : que les 4 frères et sœurs s’engagent ensemble dans une psychothérapie pour mettre à jour les névroses et autres angoisses liées à leur enfance et à la mort de leurs parents dans cet accident de voiture. Pendant ce temps-là, l’inspecteur La Bianca est occupé sur une nouvelle affaire de meurtres en série à Miami et aimerait que Lloyd Singer l’y rejoigne rapidement.</p>
<p>On le sait, l’originalité de cette série tient à son ambivalence : à ce constant va-et-vient entre le travail du personnage principal au FBI sur la piste de serial killers et ses relations avec ses frères et sœurs qu’il a élevés à la mort de ses parents. Avec &laquo;&nbsp;Psychothérapie&nbsp;&raquo;, la balance penche cette fois nettement du côté de la famille, imposant ainsi une rupture par rapport au cycle précédent. Une thérapie qui va nous en apprendre davantage sur l’enfance de Lloyd Singer et révéler aussi quelques secrets concernant ses parents. Des secrets pas forcément faciles à affronter d’ailleurs.</p>
<p>Attachant une importance prépondérante à la psychologie des personnages, ce nouveau cycle a décidé en quelque sorte d’enfoncer le clou avec ce premier tome très réussi (la preuve : on ne s’est quasiment pas aperçu qu’Olivier Martin avait remplacé Olivier Neuray aux crayons…) qui voit son héros poursuivre son travail d’introspection et le lecteur pénétrer davantage dans l’intimité de sa famille. Une série grand public intelligente et qui a de la personnalité !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>(Série  – Grand angle)</p>
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