Toujours fidèles à eux-mêmes, hors des modes et du temps qui passe, les quatre Lungfish continuent de sortir inlassablement le même album. Et pourtant, les inconditionnels du groupe le savent, Lungfish a beau faire la même chose depuis 15 ans, la magie opère toujours autant à chaque nouvel album. Et je peux vous certifier que celui-ci vous prendra à la gorge, comme les autres, et peut-être plus encore. Je me souviens d’un ami me disant que Daniel Higgs et Asa Osborne, respectivement chanteur et guitariste du groupe, étaient de véritables gourous tant il était, lui aussi, tomber sous le charme de ce disque malgré la peur qu’il avait de ne plus être surpris après 9 albums si proches… Voilà ce qu’est Lungfish. Une stabilité déconcertante, et une simplicité presque enfantine qui permet à des chansons basiques et répétitives d’entraîner avec elles une sensibilité bouleversante. Comment résister aux arpèges de cette guitare qui mène la danse ? Et comment ne pas fondre devant cette voix qui transporte à elle seule tant d’images. Notons par ailleurs, le retour de Sean Meadows (June of 44) à la basse, comme ce fut déjà le cas sur l’album « Indivisible ». Et avec un titre sublime comme « Love is love », qui donne son nom à l’album, nous ne pouvons qu’espérer que Lungfish reste encore longtemps le plus vieux groupe de Dischord en activité, et qu’il sorte encore et encore ce même album…

(Album – Dischord)