Après une démo prometteuse et un split merveilleux partagé avec Doppler (SK records), les montpelliérains de Marvin nous livrent leur tant attendu premier album. Une fois passée l’impressionnante photo de pochette (superbe vu plongeante de concert), nous sommes en joie de retrouver la noise olympique du trio. Pour ceux qui ne connaissent pas encore ce groupe dont tout le monde dit du bien, imaginez la nostalgie de Trans AM relevée à l’énergie d’un bon vieux Man Or Astroman?, le tout sous école noise. En gros, les dérives krautrock recadrée par l’énergie surf-noise ! De quoi vous filer la pêche pour toute la journée ! D’autant plus que l’album, sans doute aidé par un son plus puissant, se veut encore plus énergique que leur précédente sortie (le split des 12 salopards auquel ils font un joli clin d’œil avec le T-Shirt du motocycliste dans la pochette intérieure). Au final, Marvin nous fait tour à tour danser frénétiquement, ou plonger dans la coupure spatio-temporelle du prog-rock (Noise for Findlay)… ou bien, le plus souvent, tout cela en même temps ! Et les plus érudits pourront même retrouver du Fugazi dans la guitare typée de « discose » ! Y a pas à chier, ça déménage, c’est inspiré, parfois fin (pas trop tout de même, on n’est pas là pour se prendre le choux), il y a de l’humour, et c’est riche en magnésium… Le premier album de Marvin est une réussite, vous voilà prévenu.

(album – autoproduction)