Noah, fils du président des Etats-Unis d’Amérique, a tout pour être heureux. La U-Tech a même été chargée par la National Security Agency de veiller à sa sécurité et à son bien-être. Pourtant, son garde du corps le retrouve un beau jour inanimé dans son bain, les veines entaillées. Une tentative de suicide qui intervient juste au moment où Noah réalisait une série de tests pour la U-Tech et son Pdg Kaïji Urasawa.

Jonas est quant à lui justement au service de la U-Tech. Il en est même, avec son frère jumeau Jason, l’un des collaborateurs les plus précieux. Dotés de pouvoirs parapsychiques hors normes, ils sont chargés de localiser, à partir de cheveux ou d’alter egos, des personnes aux 4 coins du monde pour qu’elles soient ensuite protégées. C’est en tout cas ce que Jason a expliqué à son frère jusqu’ici…

Nous y voilà ! Le moment fatidique est arrivé : celui où les dernières cartes narratives vont être retournées et les ultimes révélations livrées, où l’on va enfin pouvoir avoir une vue d’ensemble de ce thriller tentaculaire (dans tous les sens du terme) à la mécanique si bien huilée qui repose sur une découverte scientifique étonnante : chaque être humain est lié à quelques uns de ses pairs par une aura, une sorte d’énergie vitale. A tel point que sa santé physique et même mentale dépend d’eux et de leur propre bien-être !

Verdict ? Eh bien on a beau chercher, on ne trouve pas la moindre fausse note dans ces 2 derniers épisodes qui viennent clore avec brio et toujours la même efficacité la meilleure série dans le genre (le thriller grand public, pour faire court) de l‘année ! Car en plus d’être un incroyable puzzle narratif (chaque épisode, que l’on peut en fait lire dans l’ordre que l’on désire, éclaire une partie d’un tableau plus vaste), « Alter ego », en touchant à des thèmes comme la raison d’état, la surveillance à grande échelle (grâce à un traceur implanté sous la peau) ou les dérives de l’industrie pharmaceutique (avec ses expérimentations sur des cobayes humains en Afrique par exemple), particulièrement préoccupants et sensibles ces dernières années, s’avère aussi des plus troublant. Une grande réussite !

 

(Série – Dupuis)