Après un 45t très prometteur sorti en co-production chez De Soto et Dischord en début d’année 2000, ces nouveaux petits prodiges de Washington DC s’attaquent à la difficile étape du premier album. Résultat ? Écoutez A line in the sand qui ouvre le disque ou End of the Wasington Monument (blinks) Goodnight, déjà présent sur le 45t (mais ré-enregistré) et vous vous ne poserez plus la question ! Et toute la suite mérite le même pesant d’or ! Le retour de l’émo dischordien et des mélodies made in Washington DC messieurs, rien de plus ! Nous ne sommes peut-être pas en face d’un Hoover ou d’un Fugazi, mais il y a bien un petit quelque chose chez ces Q and not U qui nous met la chaire de poule à chaque écoute, tout comme le font les disques des deux précédents. Ah, les guitares de the more i get, the more i want, les mélodies de Nine things everybody knows… Bref, cet album marque encore plus de points que leur 45t. Et je ne suis pas surpris que la petite communauté de DC parle souvent de ces nouveaux petits frères. Un album mélodique et sensible, qui n’oublie pas pour autant la petite touche d’énergie explosive et punk… Pas de problème, avec Q and not U, Dischord retrouve ses lettres de noblesse.

(Album 9 titres – Dischord)