Guillaume Bianco a semble-t-il décidé d’alterner les sorties des épisodes des 2 séries sur lesquelles il travaille actuellement. Comme le nouveau « Billy Brouillard » ( « Le petit garçon qui ne croyait plus au père Noël ») était sorti en 2010, 2011 était donc l’année du deuxième épisode d’ « Eco ».

Un conte, pour ceux qui ne s’en souviennent pas. Qui raconte la malédiction d’Eco, petite fille qui, après une violente dispute de sa mère, se rendit compte que son corps s’était métamorphosé : ses hanches s ‘étaient arrondies, ses cuisses avaient grossi et de petites bosses avaient poussé sur sa poitrine. Une seule solution : quitter le domicile parental pour aller trouver la Princesse des nuages qui vit dans le ciel pour qu’elle mette fin à ce terrible maléfice…

La bonne idée de ce récit initiatique qui voit la jeune fille découvrir le sacrifice, l’amour, la tentation ou l’amitié à mesure qu’elle quitte le monde de l’enfance pour rejoindre celui des adultes ? Parsemer son intrigue de clins d’œil et de citations (de « Jack et le haricot magique » ou « Le petit chaperon rouge ») de contes, mythes (comme ceux de Narcisse ou de Sisyphe) et légendes auxquels Bianco entend ici rendre hommage. Un beau récit, aux accents parfois Burtoniens, superbement illustré par Almanza qui propose un graphisme très travaillé, aussi mélancolique qu’onirique, à mi-chemin entre livres pour enfants et merveilleux à la Jeunet de « La cité des enfants perdus ».

 

(Conte illustré à suivre – soleil)