Grâce à 5 Roses, la scène rock indé italienne n’a quasiment plus de secrets pour nous. L’agence de Julien Fernandez nous présente cette fois le premier album d’Hyper Evel, trio dont l’horloge biologique semble s’être arrêtée dans les années 70. Avec ces guitares grasses (mais pas trop) qui emmènent les morceaux, ces rythmes puissants, ce chant grave façon Monster Magnet et cette imagerie cartoon qui rappelle les pochettes (signées Kozik) de certains albums des Melvins, les italiens proposent en effet ici un power rock de bon aloi qui penche souvent vers le stoner.

Je ne suis pas vraiment un grand fan du genre mais l’album, qui se rapproche parfois des Queens Of The Stone Age (sans malheureusement en avoir l’inventivité), notamment dans sa volonté de rester mélodique, s’écoute vraiment bien. Le groupe transalpin ajoutant ici une pointe de math-rock ou là un harmonica donnant alors une coloration plus bluesy aux morceaux, histoire de varier les plaisirs. Avis aux amateurs.

(Album – Baddy Rds/ Kandinsky Rds)