Si ce groupe (anciennement The Doll Is Mine) ne vous dit rien, c’est normal. Vous ne devez tout simplement pas habiter Niort ou la région. Feuding Foes ont beau avoir de sacrés atouts, ils ne sont guère voyageurs. Nous profiterons donc de la sortie de cet excellent EP pour revenir sur ces fameuses qualités bien gardées. Le groupe nous les présente en quatre étapes.
1. Un savoir-faire noise héritée des années 90. « Hey Hey Byebye », le premier morceau, n’a rien à voir avec le « Hey Hey My My » de Neil Young, mais trouverait parfaitement sa place sur le dernier album en date de Basement, tant il sait lui aussi marier à merveille noise rock et mélodies, rythmique syncopées et guitares entrainantes.
2. Une aisance postrock / mathrock. « Opprobrium » s’aventure sur les pas d’un From Monument To Masses, avec ses extraits de Old Angel Midnight de Jack Kerouac, son groove rampant et ses guitares cristallines. Du beau travail, peut-être un peu plus habituel, mais joliment interprété.
3. Une touche émotionnelle. « Accidental Sparks » ferait presque la synthèse. Du délicat dans ses arpèges de guitares et ses chœurs, de la fureur et du torturé dans sa dissonance, et ses cris. Une touche émotionnelle vient même nous rappeler l’esprit des derniers Prohibition. Et ça marche !
4. L’énergie. Enfin « Sweety Cat » vient clôturer cet EP sur les chapeaux de roues, avec un excellent morceaux rock, court et binaire, qui montre l’efficacité dont est capable le groupe.
Bref, en quatre morceau, les petits inconnus de Niort (parmi lesquels on retrouve tout de même Rmch du fanzine Excit) viennent de s’imposer sur le paysage indé français. Reste maintenant à confirmer l’essai en tournant un peu.

(EP – autoproduction)

Feuding Foes : Hey Hey Bye Bye