Parti enquêter sur la « peste » qui terrassa les soldats de Dieu lors de la cinquième croisade alors qu’ils étaient sur le point de l’emporter, le grand maître de l’ordre des Templiers Guillaume de Sonnac découvre qu’ils ont en fait été massacrés par des démons aux yeux d’argent possédés par une puissance supérieure. Une puissance supérieure qui semble être arrivée dans un vaisseau de métal venu des étoiles des siècles auparavant (sa présence est attestée par les peintures murales des temples égyptiens). Pressentant que sa découverte a une importance capitale (c’est bien l’immortalité, rien que ça, qui est ici en jeu), il rentre en référer à ses supérieurs. De retour au pays, il se rend compte que la commission des Mires est en fait manipulée par le Légat Pélage qui entend bien utiliser le pouvoir du vif argent pour renverser le pape et prendre sa place…

On a déjà eu l’occasion de le dire : dans le genre ébouriffant et halluciné, « Crusades » se pose là ! Comment en serait-il autrement quand ce triptyque mêle allégrement horreur, fantastique, récit historique et science-fiction et qu’il entend rien moins qu’expliquer pourquoi Jésus est mort sur la croix, l’apparition de l’Inquisition, le génie d’Einstein ou les progrès technologiques fulgurants qu’a connus l’Humanité au XXe siècle. Le tout sur fond de complots, d’immortalité, de religion et de lutte pour le pouvoir, chacun essayant de mettre la main sur cet élixir, cette fameuse idole liquide, pour gagner la toute puissance et se rapprocher des étoiles.

Un triptyque assez improbable, pas toujours facile à suivre, qui a l’hémoglobine facile (les têtes valsent à qui mieux mieux) mais très bien dessiné par Zhang Xiaoyu et spectaculaire de bout en bout. Bref, une vraie curiosité.

(Triptyque – Les humanoïdes associés)