Ralph Azham a donc pris le chemin d’Onophalae, puis Astolia, pour mettre la main sur la couronne de Tanghor (dont le pouvoir permet à celui qui la porte de voir des scènes du passé ou du futur) et prouver à Rosie qu’elle est bien sa sœur et que le surintendant Malek l’a bel et bien rendue amnésique afin de la faire chasser les enfants bleuis pour son compte. Mais ce que Ralph ne sait pas, c’est que son père a survécu à l’inondation du village lors de l’attaque de Vom Syrus et qu’aidé par Madame Milla, il s’est aussi rendu à Astolia dans l’espoir de le retrouver…

On a déjà eu l’occasion de le dire dans ces colonnes : cette nouvelle série nous montre un Trondheim au meilleur de sa forme. Et ce nouveau tome, peut-être le plus abouti des 3, ne fait que le confirmer.

Rythme enlevé, scénario rocambolesque aux petits oignons avec rebondissements à la pelle, une bonne dose d’humour (les pouvoirs des différents enfants bleuis offrant, de ce point de vue, un grand nombre de possibilités), trouvailles narratives géniales (les fantômes de victimes qui s’en prennent à leur bourreau quand Ralph est proche de lui, les différents objets magiques et leurs pouvoirs, plus étonnants les uns que les autres…) pour surprendre le lecteur ou tout simplement faire avancer le récit et petites banderilles acérées plantées ici ou là (dans cet épisode elles visent, notamment, ceux qui ont le pouvoir et font parfois tout pour le garder mais aussi ceux qui sont prêts à fermer les yeux sur beaucoup de choses pour en avoir un peu…) : sa relecture débridée et inventive de l’heroic fantasy est vraiment des plus réjouissante. A tel point que l’on en redemande !

(Série – Dupuis)