Débuté en 2003, « L’anneau des 7 mondes » était resté au point mort en 2006, après 3 tomes parus. Et 6 ans après, alors qu’on ne l’attendait quasiment plus, voilà que le dernier épisode de la série sort enfin. 6 ans qui auront certainement mis les nerfs des lecteurs à rude épreuve mais qui auront eu l’avantage de laisser du temps à Piana et Turotti pour améliorer la forme (si l’influence du manga reste prépondérante sur leur travail graphique, l’encrage, sur « Destins croisés », est bien plus précis et maîtrisé et la colorisation, s’éloignant des tons un peu guimauves des débuts, bien plus inspirée) et à Gualdoni et Clima pour peaufiner leurs réponses à apporter aux mystères concernant les ensevelis, les Primogènes ou les démons de Némo.

Un dernier tome qui clôt de façon plutôt convaincante cette série de science-fiction d’honnête facture. Sans être complètement enthousiasmante, sa fausse (le scénario réserve une petite surprise sur ce point) nouvelle guerre des mondes (les habitants de la planète Némo, la seule des 7 mondes à s’être vue interdite l’accès à l’anneau permettant de voyager d’un monde à l’autre depuis qu’ils ont déclenché une guerre effroyable quelques siècles auparavant, ont finalement réussi à trouver un accès à une porte multidimensionnelle pour venir envahir de nouveau les 6 autres mondes) s’avère divertissante et assez spectaculaire (ces villes construites sur des tours ou dans les airs ont des architectures qui ne manquent pas d’inventivité), malgré un scénario parfois un brin complexe.

(Série en 4 tomes – Les Humanoïdes associés)