Voilà le genre de disque qui nous donne envie de continuer, envie d’y croire ! Voilà un groupe dont je ne connais rien, si ce n’est qu’ils sont originaires de la banlieue parisienne… Rien sur le net (excepté quelques homonymes), rien nulle part, rien que cette pochette sobre, intrigante. Le premier morceau débute sur une ligne de basse rockabilly, guitare jazzy… comme pour mieux nous perdre, comme si nous en savions déjà trop. Pourtant, nous le comprenons rapidement : ce trio fait dans le grandiose. Un punk expérimental, une noise dansante, un post-punk décomplexé… peu importe, dès le deuxième morceau, on sait qu’il y a du bon ici, du très bon. J’adore le chant, aux antipodes de ce qu’on entend partout. Selon les jours, je le rapprocherais de Johnny Rotten, époque PIL, ou encore du chanteur de The Ex. La classe. Et comme ces deux groupes à leur grande époque, Quark passent leur temps à vouloir nous perdre, comme pour mieux nous surprendre. Que je suis heureux d’entendre un groupe qui ouvre son punk vers d’autres horizons avec autant de brio. Pas de soucis, on aura du mal à vous enfermer dans une catégorie. Prenant ici ou là, les trois gars semblent en connaître un rayon, et le montrent avec une créativité débordante, mais jamais prétentieuse. Alors sortez-vous les doigts du cul, éteignez votre télé, et débrouillez vous pour jeter une oreille sur ce disque.

(Album – autoproduction)