LA PARTIE DU CERVEAU « surfaces » (autoproduction) : En dehors du nom et du son dont je ne suis pas très fan, ce groupe parisien nous livre un post-hardcore, lent et assez bien foutu (bien que manquant un peu d’action). Noisy sans l’être trop. Avec un background cold-wave qui apporte une touche originale relevant un peu le côté très enterré de leur post-hardcore (qui reste ce qui me gêne le plus dans ce disque). Bref, pas totalement convaincu, mais intrigué.

AMUTE « black diamond blues » (humpty dumpty) : Revenu à la formule solo, Amute nous livre ici un album d’ambiances électroniques bien ressenties. Apaisant sans être vide. Torturé même parfois, mais ces expérimentations gardent toujours une certaine touche pop… J’aime bien.

Q « s/t » (Rude Awakening) : Si vous aimez les croisement entre le jazz et le noise rock, si vous n’avez pas peur du rock progressif que cette rencontre peut donner, alors Q devrait vous parler. Ce trio issu du jazz maîtrise parfaitement le sujet. Aussi bon dans les ambiances complexes que dans les frappes au visage. Vous voila prévenus.

LÜGER « concrete light » (giradiscos) : Ce groupe de Madrid puise allègrement dans le rock psyché et le krautrock (de Can à Amon Duül II) pour au final pondre un album étrangement gonflé aux hormones… Parfois le mélange sonne juste, comme si Dead Meadow, essayait de reprendre du Amon Duül II avec une influence sixties, parfois il tombe lamentablement à plat, dans une surenchère d’effets et de clichés. Un tri s’impose.

HIGH DAMAGE « high tone meets brain damage » (jarring effects) : La rencontre entre deux locomotives, High Tone et Brain Damage, ne pouvait que porter ses fruits. Electro-dub, ancré dans une certaine tradition dub, avec une tension plus moderne qui apparait de temps à autre. On aurait pu s’attendre à plus de surprises, mais dans le genre, High Damage s’en sort haut la main.

CORTONA « the Beat is Biling » (casbah rds) : Pour sa première sortie, ce jeune label mise sur le punk rock moderne et rock’n'roll de Cortona. Et il est vrai que ce groupe lyonnais mélange assez habilement l’énergie des New Bomb Turks, les mécaniques de The Hives et les costards de The Briefs. Reste à devenir un peu plus personnel maintenant.

BLACKBOMB A « ennemies of the state » (athome) : Très grosse artillerie, plus metal que HC. Mais c’est quoi ces chœurs INSUPPORTABLES et ultra-racoleurs (tendance metal-gothico-romantique) de « Ennemies of the State » et « Destruction » ?

SCHEISSEBERG  « cherry mount » (DV’s) : Le groupe se réclame de Mudhonney, Sonic Youth, ou At The Drive-In, et il y a de ça, parfois même trop comme sur l’intro de « you know who you are » usurpée à Sonic Youth… Alors que sur « king of fake » on se surprend à retrouver des airs de And You Will Know Us By The Trail of Dead ou de Die!Die!Die!. Bref, l’énergie débridée qui ressort de ce disque est plutôt agréable, mais le chant assez restreint, le son de batterie pas merveilleux, le background post-hardcore très présent, et la simplicité de l’ensemble atteignent rapidement leurs limites.

FAMILHA ARTUS « Drac » (FDLZM) : Mélange de musique traditionnelle gasconne et de modernité radicale. Esprit Fabuloos Trobadors, version rock free, radical et éclectique. Et ça sort sur le label des Bérus. Faut-il encore aimer les harmonies gascognes, ce qui n’est pas donné à tout le monde !

PEACHES EN REGALIA « st » : Ils mélangent noise instrumentale, dub et post-punk. Les bonnes idées se partagent le gâteau avec les approximations de mises en place et quelques longueurs. Mais l’ensemble est intriguant. Un nouvel EP vient par ailleurs de sortir.