HOODED FANG « Tosta Mista » (Full Time Hobby) : Hooded Fang entend remettre le surf garage pop californien des années 60 à la mode. Pourquoi pas, mais à part « Jubb », cela reste assez quelconque cependant.

DEAD CAN DANCE « Anastasis » (Pias) : 16 ans que le duo Perry/Gerrard n’avait plus sorti d’album ! D’où le titre grec de ce nouvel opus qui signifie « Résurrection ». Pas vraiment de surprises ici (on retrouve la même poésie des textes, le joli chant du duo et cette folk-world oscillant entre influences orientales et nappes de synthés planantes) mais il faut avouer que ces 8 titres sont globalement inspirés. Un album bien agréable, sorte de madeleine Proust pour ceux qui, comme moi, ont eu leur période Dead Can dance.

MASTERVOICE « instrument – transition » (some produkt / kicking / smalltones) : Que de progrès depuis le premier album. Il faut dire que Peter Deimel et son Black Box studio y sont sans doute pour quelque chose. Par contre, le son plus propre a rendu l’ensemble plus linéaire. Du coup, ce duo basse-batterie rejoindrait presque le gang de l’emo-glam connexion. Rock noisy et mélodies de rigueur. Certes on entend toujours les références noise sur les titres instrumentaux, mais le chant les rattachent évidemment plus aux Burning Heads et autres Seven Hate. Et dans le style, Mastervoice tient largement la barre. Avis aux amateurs. [mg]

LOCH LOMON « Little Me Will Start A Storm » (Chemikal Underground) : De Rosa ayant splitté, Chemikal Underground semble avoir voulu trouver un autre groupe de folk-rock pour le remplacer. Mais Loch Lomon est loin d’avoir l’inventivité et la capacité à toucher de son prédécesseur…

LA FA CONNECTED « The Bracelets High » (auto-production) : Les fans d’At The Drive In, Reiziger et consorts vont aimer cet album qui nous ramène 10-15 ans en arrière avec ces titres qui mêlent post-hardcore et émo-pop. J’ai un peu de mal avec le chant et certains plans de guitare plus metal mais ce « Bracelets High », qui s’appuie sur un très bon son pour un auto-produit, tient clairement la route.

CHAOS E.T. SEXUAL « Ov » (autoproduction) : Je n’ai jamais été un grand fan de ce dub industriel inaugurée par des mecs comme Scorn mais il faut avouer que question ambiance, difficile de rivaliser… Le duo parisien Chaos E.T. Sexual semble, lui, bien connaitre les codes de cette musique flippante (version 2012), mêlant arpège noise et rythmique neurasthénique. L’album contient pas mal d’ambiances glauques finement tricotées qui devraient ravir les amateurs du style, malgré des morceaux qui ont malheureusement tendance à un peu trop s’éterniser. [mg]

RUMBLE IN RHODOS « Signs Of Fervent Devotion » (Hiphiphip) : Du rock scandinave que l’on sent influencé par le post-punk. Une première partie d’album inspirée à condition de pouvoir supporter le chant haut perché. La suite est plus anecdotique.

LES SPRITZ « payaso » (lemming) : Deuxième album (datant de 2010 je crois) pour ce groupe sicilien qui jongle avec les notes comme avec des quilles, ce qui donne à sa noise instrumentale de vagues aires de mathrock heureux. Car si on retrouve des références américaines ici (90’s Touch’n’Go style) c’est bien cet aspect léger et fun qui donne à cette musique complexe toute sa personnalité. [mg]

THE JEZABELS « Prisoner » (Pias) : Pop FM australienne avec refrains hénaurmes. A éviter.