Suite aux incidents survenus à Kuala Lumpur (voir le précédent diptyque) qui ont failli mettre en péril les cérémonies de réconciliation humano-sandjarr, l’agent Mézoké se retrouve sur le banc des accusés, poursuivie pour avoir notamment caché la présence d’un terrible varosach (un être issu d’une civilisation matérielle qui a évolué vers un parasitisme belliqueux) sur les lieux. Mais au-delà de Mézoké et Caleb Swany (l’Office Diplomatique International. a donné l’ordre de le sortir de son coma pour qu’il puisse comparaître !), c’est bien la tête d’Evona Toot que le conseiller Ekklhid, qui a initié l’ouverture du procès, veut obtenir, pour pouvoir lui succéder en tant que dignitaire primale !

Au même moment, alors qu’une vague d’assassinats vient d’être perpétré contre des militants isolationnistes, le colonel Ulrich et Lukas Vesely sont kidnappés par un étrange commando masqué alors qu’ils se rendaient sur Orbital pour être entendus comme témoins lors du procès…

Que demander de plus à une série ? Sincèrement, je ne vois pas. Divertissante au possible (Runberg trouve à chaque fois des intrigues qui tiennent en haleine tout en évitant de se répéter), très bien dessinée (le trait de Pellé est aussi à l’aise dans les scènes d’action que pour croquer des aliens à l’aspect singulier), « Orbital » n’oublie pas non plus de faire réfléchir avec ses scénarios intelligents (on apprécie vraiment la finesse avec laquelle elle prône la tolérance au travers de ses histoires qui livrent en filigrane une réflexion sur ce qui peut être à l’origine du rejet de l’autre –peur, ignorance ou jalousie) : bref, après une pause de deux ans, Runberg et Pellé font un retour remarqué. Vraiment l’une des meilleures séries grand public actuelles.

(Série, début d’un diptyque – Dupuis)