Au départ, il y avait la volonté d’Olivier Vatine d’adapter en bande dessinée « Niourk », roman de Stefan Wul qu’il avait lu quand il était adolescent. Puis, de fil en aiguille et de rencontre en rencontre (notamment avec le fils du célèbre auteur de science-fiction), la société d’édition Comix Buro et Ankama ont tout simplement décidé d’adapter l’œuvre complète de Wul, soit 12 romans !

Et pour bien commencer cette série concept autour des univers du romancier, 2 tomes viennent de paraître simultanément. Le premier, intitulé « L’enfant noir », ouvre le triptyque « Niourk », un récit post-apocalyptique puisque la scène se passe sur une planète Terre qui a connu une catastrophe écologique de grande ampleur et qui voit ses quelques survivants, organisés en tribus, vivre de chasse et de cueillette comme à l’âge de pierre. Après un incendie qui a ravagé son village, l’une de ces tribus se voit contrainte de trouver refuge le long de la côté où elle va faire la rencontre de monstres aquatiques bizarres dont elle n’imaginait même pas l’existence…Un premier épisode à la narration fluide et très rythmé qui va de surprise en surprise, parfaitement mis en images par Vatine.

Etonnant, « Terr, sauvage » l’est tout autant ! Son héros est un petit animal de compagnie, un Om qu’un papa Draag (une race extra-terrestre qui vivait exclusivement dans l’eau avant de devenir amphibie) a offert à sa petite fille. Un petit Om, qui, en grandissant, se lassera de sa captivité et rencontrera d’autres Oms prêts à se battre pour leur liberté au cours de son évasion. Pour, là aussi, une belle réussite, avec ce scénario inattendu et ce dessin très coloré, proche du travail de Moebius, signé Mike Hawthorne.

2 univers complètement différents mais avec des points communs qui nous plaisent bien : une science-fiction inventive qui embrasse l’aventure et le traitement, très critique et ironique, qu’il réserve à l’Homme. Vivement la suite !

 

(Séries en 3 et 2 tomes – Ankama)