Régulièrement, nous recevons des nouvelles de ce groupes danois depuis sa toute première démo. Toujours fidèle à lui-même le quatuor nous envoie donc son troisième album. Et comme je n’écoute plus vraiment de post-rock ses derniers temps, je suis à nouveau prêt à me laisser bercer par les belles montées de SMJ… Car je sais exactement comment va sonner cette nouvelle livraison (c’est ce qui est reposant avec les groupes post-rock, jamais de grandes révolutions) : de superbes ambiances, des montées enivrantes, et des retombées mélancoliques… je pourrais utiliser ces termes pour tous les albums affiliés au genre ! Mais je dois avouer que les danois, en dehors d’être originaux, reviennent aux fondamentaux avec 6 longs titres quasiment tous liés, comme une longue histoire (dont certains chapitres peuvent dépasser les 20 minutes !). Et point de metal ici, point de dérives jazz. Juste la force des classiques, à mi-chemin entre les deux références du genre : Mogwaï pour les montées et GSYBE! pour l’aspect symphonique. On appuie là où ça fait mal, sans jamais cherche le contre-pied, et quoi qu’on en dise, quand c’est bien fait, c’est ce qui fonctionne.

(Album – fluttery)