singeblanc_aoutatLe Singe Blanc a toujours eu un pète au casque. Et ce n’est pas parce que ce disque se présente dans une pochette sublime, dessinée par Lilas, que les choses se sont arrangées. Pour ce troisième album, leur cas semble même s’être aggravé. Groove absurde, funk démembré, hurlements abracadabrantesques, furie démoniaque, post punk mongoloïd, onomatopées flippantes et énergie décuplée… le singe blanc continue de repousser les limites de l’absurde, travail déjà bien entamé sur leur deux précédents opus. Et cette expérience entre manga punk et débilisme psychiatrique s’opère avec beaucoup de talent. Mais attention, plus que jamais ce nouvel album s’écoute avec une boite d’aspirine à ses côtés. La musique de ces trois barges de Metz à beau avoir une folie contagieuse imparable en concert, il faut admettre, qu’une fois passée sur CD, elle a tendance à faire particulièrement mal au crâne. Difficile d’écouter cet album d’une traite. Pourtant les plus courageux comprendront que Le Singe Blanc, a beau parler une langue incompréhensible, il risque fort de vous entrainer sur la piste de danse… et même si vous ne savez pas comment se gère une telle musique, faites comme eux : Lâchez-vous !

(Album – Et mon cul c’est du tofu? / Whosbrain / La Face Cachée / Aredje)

Gru

Ema stuper