Revenu de son magma psychédélique, Le Singe Blanc nous livre donc son second album. Découvertes sur scène, les nouvelles compos du trio laissaient entrevoir un aspect dansant exacerbé du plus bel effet. Et si les trois farfelus restent toujours dérangés du ciboulot, ce second album montre en effet une humeur beaucoup plus joyeuse. Les plans continuent de s’enchaîner abruptement, sans queue ni tête, avec ces chants toujours aussi étranges (dans une langue inventée), mais les rythmiques se resserrent, la brume sonore se dissipe, et l’ensemble invite plus à la danse. Une danse névrotique, bestiale et répétitive bien entendu, mais une danse tout de même. Mais que les fans de la première heure se rassure ; loin d’être apaisé, Le Singe Blanc continue de surprendre, de déraper, et de rebondir, quitte à vous vriller la tête. Aucune inquiétude à ce niveau là. Mais le groupe arrive enfin à retranscrire l’humeur de ses concerts. Imaginez les Ruins se mettant à la disco ! Bref, ce nouvel album est à nouveau une mine d’or d’idées, un univers fantasmagorique entre les films de sciences-fictions série B, un tripe de LSD et une agression punk !
Et pour ce second album, le groupe passe à l’image avec un DVD. On peut y voir quelques clips, et surtout la vidéo de leur tournée en Chine. Bon, le montage est un peu longuet et poussif, mais les quelques discussions/interviews avec les organisateurs chinois sont intéressantes (pendant qu’on y est, il faudra rassurer le gars qui dit que « c’est la première fois [qu’il] écoute ce genre de musique »… c’est aussi notre cas !).

(Album – whosbrain / bar la muerte)