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The Mohawk Lodge « Damaged Goods » (White Whale Records) : rock américain entre Springsteen et The Hold Steady qui nous laisse insensible.

Mutiny On The Bounty « Trials » (Booster Label) : de l’indie-rock entre un At The Drive In au régime et 30 Seconds To Mars qui n’hésite pas à agrémenter certains titres d’électronique. Un single accrocheur (« Artifacts ») et quelques bons passages mais c’est à peu près tout car ces 12 morceaux sont trop prévisibles et pas toujours inspirés.

Rebekka Karijord « We Become Ourselves » (Control Free Kitten Records) : Rebekka Karijord, c’est surtout une voix envoûtante, pénétrante, qui fait surtout merveille sur les morceaux dépouillés, juste accompagnée d’une guitare ou d’un piano mais aussi entourée de percussions tribales (comme sur le réussi « Use My Body While It’s Still Young »). L’ensemble est parfois inégal mais a tout de même du charme avec quelques très jolis titres comme le fiévreux « Your Love ».

Father Murphy « Two Views » et « 8 Heretic Views » (Aagoo Records) : Bel exercice de style : parler de remixes dont on ne connaît pas les morceaux d’origine…En tout cas, cette série de vinyles propose un tour d’horizon de la scène avant-noise (c’est la bio qui le dit…) expérimentale actuelle. On trouve des morceaux de Philippe Petit (pas vraiment inoubliable) et d’Indian Jewelry sur le 7 pouces « Two Views » et notamment Zulus (décevants aussi par rapport à leur maxi sorti il y a quelques mois), Black Dice ou Yvette (qui livre ici le meilleur morceau, avec un côté inquiétant inspiré) sur le 12 pouces « 8 Heretic Views ». Avis aux amateurs !

Grave Babies « Crusher » (Hardly Art) : nom de groupe sinistre, pochette inquiétante (une tête de cochon plantée sur un pieu au milieu d’un autel pour rite sataniste ou autre) et caractères gothiques : on pourrait s’attendre à un album de Death Metal des familles mais en fait non. Grave Babies jouent en fait une sorte de pop psychédélico-dépressive teintée de new-wave qui respire le mal de vivre et la souffrance. Et ce n’est même pas du second degré ! Très particulier. Une curiosité en quelque sorte.

Adam’s Castle « Vices » (Triple Down Records) : ce trio ne se pose aucune limite et va au bout de son envie de mêler rock, jazz et musique contemporaine dans ces 9 morceaux instrumentaux. Bon, ils auraient peut-être dû car c’est assez indigeste.