JelloBiafra+TheGuantanamoSchool+Of+Medicine_WhitePeopleVoici donc le retour de la bande à Jello Biafra, et de sa rébellion ludico-contestataire. Au programme, toujours la même recette, du punk-hardcore pleins d’humour, de breaks, et d’assauts politiques. Mais si la Guantanamo School of Medecine a toujours eu du mal à atteindre le niveau où nous l’attendions (celui des Dead Kennedys ou des Victims Family* par exemple), elle montre des signes encourageants sur ce nouvel album. Jamais le groupe n’aura été aussi remonté. L’énergie déployée est de toute beauté (l’arrivée de Paul Della Pelle d’Helios Creed / Chrome à la batterie y est peut-être pour quelque chose). Certains titres ont vraiment de l’allure. Il faut admettre que Jello Biaffra est au meilleur de sa forme et embelli tout ce qu’il touche. On se permet même d’évoquer le souvenir des Dead Kennedys. Et si les morceaux ne sont pas toujours aux niveaux du groupe précité, notamment à cause de quelques balourdises qui trainent encore ici ou là, on sent bien que le fantôme du combo de San Francisco hante une grande partie de cet album. Même clins d’œil à la surf musique, même dérapage pseudo jazz, ou vaguement country, détournement à tout va (marque de fabrique du vieux Jello) et ambiance vaguement déjantée (même si l’ensemble reste assez prévisible). On ne gardera pas tout dans ces dix titres (augmentés de quatre bonus sans grand intérêt sur la version CD), mais ce « white people and the damage done » reste un très bon album de punk à la sauce Biafra.

* faut-il rappeler que c’est Ralph Spight des Victims Family qui tient la six cordes.