lloydsinger7Pour sauver Esther de son anorexie sévère, sa psychologue a proposé aux 4 enfants Singer de suivre une thérapie collective pour tenter de comprendre ce qui a amené la sœur cadette de Lloyd à s’en prendre à son corps de façon aussi extrême. Les séances sont dures pour tout le monde et notamment pour le héros éponyme de la série, obligé de se replonger dans des souvenirs de son enfance qu’il aurait peut-être préféré laisser dans l’oubli. L’indifférence de sa mère à son égard, la gentillesse légendaire de son père, la mort d’Anya, la figure de sa grand-mère Mamouna, l’accident qui coûta la vie à ses parents : les réminiscences remontent à la surface une à une, de plus en plus nettes. Un processus qui va même s’accélérer avec l’arrestation d’un vieux tueur en série qui dit s’appeler Schlomo Spiegel et qui dit avoir bien connu Aaron, le père de Lloyd…

C’est le principe de toute thérapie : affronter les vérités les plus difficiles à entendre pour savoir d’où vient le mal dont on souffre et en guérir ! Et les vérités que les Singer vont devoir ici affronter ne sont pas seulement difficiles : elles sont horribles ! Alternant présent de narration et nombreux flash backs dans l’enfance de Lloyd, « 1985 », qui clôt magistralement ce troisième cycle de 2 tomes, est véritablement un épisode coup de poing, que ce soit pour Lloyd et sa famille que pour le lecteur, tant les révélations qu’il livre sont violentes.

Un dernier tome intense et fort, une nouvelle fois parfaitement orchestré par le duo Brunschwig/Martin qui voit Lloyd découvrir peu à peu qui étaient vraiment ses parents et comprendre d’ou viennent son double, Makabi, et la violence qu’il a en lui. Une fin de cycle totalement surprenante et donc très réussie mais extrêmement sombre qui met en lumière les séquelles psychologiques que peuvent engendrer les névroses, petite ou grandes, des parents chez leurs enfants. On l’a déjà dit mais on le répète : « Lloyd Singer » est une très grande série !

(Série découpée en 3 cycles – Grand angle)